ACTE PREMIER
l'heure... J'ai une nouvelle à l'apprendre, qui te sera agréable... Je suis nommé principal.
ROUMAGNAG.
Très bien ! . , . Félicitations !
JEAN, qui s'apprête à sortir.
Je vais chercher ta potion.
ROUMAGNAC, vivement.
Non!... Non! Reste-là, Jean!.., Je le veux!... J'ai à vous parler... Venez, tous les deux, près de moi,... tout près!... Ecoutez!... Cette maison, le Castel des € Fougères » ne nous appartient pas... Je ne devais pas en hériter... Le testament de l'oncle Théodore est un faux... C'est moi qui l'ai écrit, de ma main.
GASTON
Tu es fatigué, père... Ton imagination s'égare.
ROUMAGNAC.
Je ne suis pas fou... Cette maison qui est là, là... Je l'ai volée !
JEAN, qui s'éloigne affolé.
Mon Dieu ! mon Dieu !
GASTON
Chasse ces fantômes... Tu as la fièvre, père.
ROUMAGNAC, agité.
Je suis un criminel, un infâme... L'oncle Thédore voulait que son bien fût partagé également entre ses neveux... J'ai frustré mon îrère!
JEAN, éperda C'était vrai !
GASTON
Calme-toi ! Ces idées qui te tourmentent sont l'effet du délire... Reviens à toi, père !
ROUMAGNAG, de plus en plus agité.
Je ne suis pas fou ! Je veux restituer à Jérôme la part d'héritage qui lui est due... Je veux réparer... En tendez- vous ? réparer... Ohl... Oh!...
Il suffoque.
GASTON
A quoi song-es-tu, Jean?... Tu vois bien que papa a besoin de secours... Dépêche-toi d'aller chercher le Docteur... oh!... Regarde, Jean... ses yeux,... ses pauvres yeux !... Père!... Parle-moi!... Père I Père!
n souUent son père qui expire.
JEAN, qui s'écroule en sanglotant sur la table à gauche.
Fin du premier act«.
ILCTE DEUXIÈME
La garçonnière de Gaston, à Paris... Mobilier moderne. Porte iu fond ouvrant sur un vestibule. Fenêtre à droite. Clieminée à gauL-lie. Aa premier plan, à gauche, une petite table recouverte d'une nappe, et sur laquelle se trouvent les reliefs d'un goûter richement servi ; restes de volailles, foies gras, gâteaux, bouteilles de vins fins. Un élégant couteau de poche, à virole, en forme de poignard est resté piqué dans le pâté.