‹ Fils de bandit; drame en trois actesChapitre 16 sur 46 · SCENE PREMIERE GASTON, PÉRISSOL · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE GASTON, PÉRISSOL

Au lever du rideau, les doux jeunes gens sont attablés. Périssol selèTa le verre en main.

PÉRISSOL, gouailleur, animé par la boisson

A ta santé, bourgeois repu 1 Vil exploiteur! Accapareur ! Vampire !

a^ FILS DE BANDIT

GASTON, de même.

A la tienne, infâme prolétaire! communiste! anarchiste !

PKRISSOL.

Au triomphe de la Sociale, tondeur du peuple !

GASTON

En attendant, je préfère être dans le compartiment des tondeurs que dans celui des tondus.

PÉBISSOL.

Ton aspic était délicieux, mon cher. Je n'en reste pas moins un enragé syndicaliste.

GASTON

Jusqu'au jour où tu auras conquis un maigre galon... Alors, à mon exemple, tu sauteras la barricade.

PÉRISSOL.

Je ne compte pas sur les galons... Comme il ne me tombera jamais sur le crâne une tuile d'une centaine de mille balles...

Ce sont de ces choses qui arrivent pourtant... J'en suis la preuve.

PÉRISSOL.

Si j'avais le moyen de placer cette jolie somme dans le Select-bazar où j'ai l'avantage de débiter des pelisses et des boas, je serais bientôt chef de rayon,... peut-être gendre du grand patron.

GASTON

Tu parles d'or... Depuis que j'ai hérité, les lamas de la banque Falstein sont à mes pieds... Le Direc-

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