SCENE IV GASTON, JEAN
GASTON
Eh bien ?... Tu marches?
JEAN
La proposition me sourit assez... Avant de parler affaires, on pourrait s'embrasser : six mois qu'on ne s'est vu !
GASTON, l'embrassant
Cher petit Jean !... On ne s'est pas revu depuis que nous avons conduit notre pauvre père à sa dernière
demeure, (suence un peu gêné.) Tu as une mine de prospérité I
JEAN
Rien comme l'air de nos montagnes pour vous conserver le teint frais... Si j'entre à la Banque, mes belles couleurs...
GASTON
Tu as peut-être faim ?
JEAN
J'ai déjeuné dans le train avec du saucisson.
GASTON, montrant la table.
Mange comme chez toi.
JEAN, prenant place à la table.
On ne se prive de rien ici... Foie gras... Crûs variés.
GASTON
J'ai reçu un copain tantôt...
JEAN
Je vais faire honneur à vos reliefs.
GASTON
Coupe-toi une tranche.
JEAN
Je reconnais ce couteau.
Il te rappelle le passé... Un temps que je ne regrette guère, pour ma part.
n rerie à boire à son frère.
JEAN
Moi, je sens bien que si jamais je me décidais à