‹ Fils de bandit; drame en trois actesChapitre 30 sur 46 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

FRANÇOIS

Je n'ai pas vu Jacques dans les champs ce matin.. Tu l'avais chargé de commissions pour la ville?

JÉRÔME

Gros malin ! Ne fais pas le baudet pour avoir du pain... Quand ton frère Jacques est absent, on sait où aller le chercher.

FRANÇOIS

Chez les Croulebois, tu veux dire.

JÉRÔME

Bien sûr, auprès de sa chère Anaïs... L'embêtant c'est que le père est dur à la détente.

FRANÇOIS

Le bonhomme se fait prier pour lâcher sa progéniture?... Anaïs est une belle fille... Mais dans son genre, Jacques lui rendrait encore des points.

JÉRÔMK.

Quand la question galette s'en mêle... Croulebois donne en dot à sa fille lo hectares de champs... Il estime que de notre côté...

FRANÇOIS

Jacques apporte ses bras... Des travailleurs comme lui, ça ne se rencontre pas à la douzaine,

JÉRÔME

Le père Croulebois a fourré dans sa caboche d'Auvergnat que son gendre devait mettre dans la corbeille le prix d'une moissonneuse,

FRANÇOIS

Ils achèteront la machine l'an prochain, sur leurs

économies.

JÉRÔME

Trente mille battants... C'est une bagatelle pour lui qui n'a qu'une fille unique... J'ai sept fils... Pour en donner autant à chacun de vous, faudrait que jo sois le marquis de Carabas.

FRANÇOIS

S'ils s'accordent tous les deux, ils se marieront bien malgré le père.

JÉRÔME

Tu ne connais pas cette cervelle de vieux paysan avare... Il se flatte de chérir sa fille... Mais je crois bien qu'entre elle et un sac d'écus...

FRANÇOIS

Voil?i Jacques !... On va connaître le résultat de sa démarche.

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