‹ Fils de bandit; drame en trois actesChapitre 36 sur 46 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

cette porte, c'est que j'ai à entretenir mon oncle de choses g-raves... Tu m'as toujours témoigné de l'affection, mon cher François, tu m'as conservé toute ton estime... Eh bien ! au nom de cette estime, je te demande de ne pas m'interrog-er... Tu m'as dit souvent qu'il n'y a pas d'homme plus loyal, plus droit, plus juste que ton père...

FRANÇOIS

C'est la pure vérité.

JEAN

Alors, qu'ai-je à redouter en l'abordant? Je suis sûr qu'il me comprendra. Je vais l'attendre.

FRANÇOIS

Je ne sais quand il rentrera. Il est allé rejoindre mes frères dans les champs...

JEAN, qui a jeté un coup d'œU sur la porte

Mais n'est-ce pas lui que je vois là-bas?

FRANÇOIS

En effet!... Papa revient déjà!... Il tient à la main un journal déployé... qu'il agite comme un drapeau!... Quelque nouvelle sensationnelle probablement!... Le Ministère serait-il renversé?.,. Il serait préférable que je prépare papa à ta visite... (Jean résiste un peu.) Si! Si!... Entre un instant dans cette pièce.

Il presse Jean vers la porte à droite. JEAN.

Est-ce bien nécessaire ?

FRANÇOIS

J'y tiens! Papa est si monté.

JEAN

Ne sois pas long.

FRANÇOIS

Compte sur moi.

Jean sort à droi!

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