‹ Fils de bandit; drame en trois actesChapitre 43 sur 46 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Les Mêmes, JACQUES.

JACQUES, entrant furieux.

Qu'est-ce que j'entends 1... Il me semble reconniilfrï

tre la voix de Jean!... C'est bien lui... Et Gaston aussi?... Tous deux chez nous!... Si je comprends bien, ils viennent se louer pour la moisson!... Leur aplomb n'est pas mince... Tu ne protestes pas, le père?... Leur audace ne te révolte pas?... Tu accepterais de t'adjoindre cette graine de filous?

JÉRÔME

Tais-toi ! Tais-toi, Jacques ! Ne répète pas ce motlà!... Ne parle jamais sans savoir. Il ne faut juger

personne.

JACQUES

J3 ne te reconnais plus, le père! Te voilà sucre et miel pour des gens qui nous ont indignement frustrés!... Si tu avais hérité de ton vieil oncle, tu ne me marchanderais pas aujourd'hui la somme qui m'est nécessaire pour me marier... Si je n'épouse pas la jeune fille que j'aime, c'est à cause de ces gredins... Ah!... je n'oublie pas, moi!

JÉRÔME

Encore une fois, silence, Jacques!... Laisse parler ton père... Tu peux aller dire à Croulebois que je tiens à la disposition de sa fille les trente mille francs qu'il exige.

JACQUES

Où les prendras-tu?... Mes frères, alors...

JÉRÔME

Ils ne seront pas lésés... Nous sommes désormais à notre aise... Je viens de conclure un arrangement avec tes cousins.

JACQUES

Tu n'y songes pas! C'est de l'aberration l

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