‹ Fin de l'ind�ependance boh�eme (volume 2)Chapitre 103 sur 157 · Tchasopis tcheskcho y/usta^ ^^79» P» ^o · texte numérisé non relu

Tchasopis tcheskcho y/usta^ ^^79» P» ^o

LA PHÉDICATION DE ROKYTSANA 297

à leur tour, sans pitié, avec cette injustice souveraine qui foudroie les vanités les plus vénielles comme les crimes les plus graves, cette fougue impitoyable du prêtre pour qui tout ce qui est humain est souillure '. Nous acceptons sans trop d'étojdnement les anathèmes lancés contre la toilette, les jeux de dés, la danse, les bijoux, Jes bracelets, les souliers rougea, les manches qui traînent jusqu'à terre; d'autres passages nous ^paraissent bien étranges et presque odieux, quand, par exemple, il menace dé la colère céleste « ces mères, ces pères, qui, par un amour bestial, arrangent leurs enfants, les pomponnent, avec des souliers rouges, des cols. Eh! si une mère, après le baptême, saisissant une épée, coupait la tête à son enfant, elle lui nuirait moins qu'en l'initiant dès sa jeunesse à l'orgueil du monde; elle lui servirait au contraire en l'aidant à monter au ciel... Quel mal a fait Hérode aux enfants qu'il a massacrés, puisque par lui ils ont mérité la palme du martyre! ^ »

Il est évident que l'orateur n'est plus complètement maître de lui, que sa foi le domine et l'entraîne : il y a dans ce chef de parti un tribun qui essaie en vain de se contenir. Il a l'intention d'être modéré, cherche à ne pas s'écarter de la doctrine orthodoxe : s'il recommande la lecture de l'Evangile, il condamne l'orgueil exclusif de ceux qui repoussent tout autre guide que l'Écriture et il proclame l'autorité des Pères, des Docteurs et de la tradition; il flétrit les mauvais prêtres, mais il proteste contre toute intention de nier l'utilité du sacerdoce; à propos du culte des saints, de la légitimité de la guerre ou de la peine àe mort, il repousse de même les solutions extrêmes. M Seigneur bien-aimé, disait-il, donne nous de trouver le milieu -^ » Cette grâce ne lui fut pas accordée : à chaque

I. Par cxcmplCf p. 2<»<), ses cmuscils ù propos Jii mariage. li y a là une foule de détails précis qui ne pourraient guère cire traduits qu'en latin.— Ailleurs des naïvetés : après une série d'attaques très vives contre ks Picards, l'auteur nous dit qu'un des signes auquel on rect^nnait qu'ils sont bien un mauvais parti, c'est leur intolérance, sans s'apercevoir que l'argument se retourne cuiïire lui (p. 2 m.)

'1. TchjSDpis tclicskelw Miisi\i, p. 2oi).

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