‹ Fin de l'ind�ependance boh�eme (volume 2)Chapitre 75 sur 157 · I. Vieilles chroniques bohèmes, p · texte numérisé non relu

I. Vieilles chroniques bohèmes, p

a. Id., id.

COSKLITS Jl'DICIAIItES

Cette fois cependant, les villts se cabrèrent, refusèrent d'accepter la décision royale, s'engagèrent à expulser ceux de leurs habitants qui se soumettraient à une citation illégale. Elles répondirent aus menaces par des prises d'armes et aux violences par des exécutions. Les nobles refusaient de reconnaître dans aucun cas les juridictions municipales et prétendaient que le tribunal suprême était seul compétent pour examiner les accusations portées contre l'un d'entre eux ; à diverses reprises, les bourgeois arrêtèrent les coupables, les déférèrent aux tribunaux municipaux et les exécutèrent sur le champ. Les amis des victimes les vengèrent en ravageant les territoires des villes, de petites guerres éclatèrent çà et là ; mais, derrière leurs murailles, les cités bravaient leurs ennemis, et, cette fois, le cas touchait de trop près leurs intérêts les plus sacrés, elles préféraient une insurrection à une soumission qui les déshonorait.

Les nobles trouvèrent un biais : puisque les bourgeois refusaient d'admettre la compétence de leurs tribunaux, ils prétendirent s'assurer une influence prépondérante sur les justices municipales. Ils se défendaient de toute pensée d'usurpation, ne faisaient que revenir aux traditions : à l'origine, le juge de la ville n'était-il pas nommé par le roi? Il est vrai que, depuis longtemps, les attributions du juge royal étaient passées à des conseillers choisis parmi les bourgeois ; il est vrai surtout que, si les bourgeois avaient à l'origine accepté rauiorité d'un officitr myal, il était inique, même dans les idées du lenips. du leur imposer l'autorité d'un juge délégué par les Seigneurs. Pouiquoi non, répondaientceux-ci, si le roi y consent? Il leur transmettait ses pouvoirs; les vil- '''°'"^T^I^fe''''ent qu'à s'incliner. — Le sous-chanibellan préten- ^wW^tt de leurs conseillers qu'ils lui prêtassent serment 'Çt qu'ils suivissent ses instructions en matière ■"■ " les bourjifoi-. étaient sur leurs gardes, et les résistance désespérée qui se préparait, d'aioiirner leurs projets.

. -Lir le terrain économique. La ;, puissance : ruinées, elles n'é- ;> Joute, on appauvrissait ainsi

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