‹ Fin de l'indépendance Bohême (volume 3)Chapitre 114 sur 289 · VLADISLAS JAGELLON · texte numérisé non relu

VLADISLAS JAGELLON

n'avaient pas essayé de conserver la couronne dans leur famille, et la diète avait pensé que le meilleur moyen de prouver sa reconnaissance au grand chef hussite était de s'inspirer de son esprit et de réaliser le projet qui avait été comme son testament politique ï.

Par sa mère Élisabeth, Vladislas se rattachait à la famille des Luxembourgs, mais les droits qu'il tenait de sa naissance n’eurent aucune influence sur la décision des États. Il savait le tchèque et il était assez jeune, — il n’avait pas . plus de quinze ans, — pour qu'il fût permis d'espérer que la Bohême deviendrait réellement sa patrie d’adoption. L'alliance étroite avec la Pologne était depuis un demi-siècle un des principaux articles du programme national. La seule perspective de l’union des deux grands États slaves de l’oc-

1. L'époque des Jagellons est une des plus difficiles et des plus confuses

de l’histoire de Bohême. Les chroniques contemporaines sont rares et de médiocre valeur:— Les anciennes chroniques tchèques (éditées par Palatsky, t. III); Dlugosz (1415-1480), les derniers livres de la chronique polonaise, en latin. — Dlugosz, zélé catholique, est sévère pour les hérétiques tchèques, mais c’est un témoin bien informé; — Dubravius (+ 1533): Historia regni Bohemiæ, libri XX XIII. — Un très grand nombre de documents ont été publiés dans les Archives bohêmes, entre autres les lettres de Guillaume de Pernstein, depuis 1520, t. [, p. 70-137, et II, 136-173; les lettres tirées des archives de Bavière de 1440 à 1512, I, p. 320-337; les Actes publics de 1453 à 1400, IV, 413-517; la Grande Ordonnance connue sous le nom de Constitution de Vladislas, texte latin et texte bohème, t. V, etc. — On trouve encore des documents utiles à consulter dans le 7'chasopis tcheskeho Musea (Journal du musée bohéme), dans le Sbornik Historitsky (Revue historique de Prague), dans les Mittheil. des Vereins für Gesch. der Deutschen in Bæœhmen, etc. Malgré tout, encore bien des lacunes et des points obscurs. — M. Kalousek a repris depuis peu la publication : des Archives bôhèmes. Le tome VII (1887) renferme un document de premier ordre pour cette période : ce sont les lettres de Zdeniek Lev de Rozmital, éditées par Dvorsky avec sa conscience habituelle. Palatsky avait connu ces lettres, mais elles renferment une infinité de renseignements précieux et jettent en particulier une singulière lumière sur l’état des esprits. Le travail capital reste toujours le tome V de l’histoire de Bohème de Palatsky (1°° et 2° partie). Le récit y est fort détaillé, et c’est une des parties maîtresses de l'œuvre du grand historien tchèque. Il a été modifié ou complèté sur quelques points par Bachmann et par Bourda,— les troubles de Prague en 1483; — par Rezek, dans une série d'articles sur Louis l'Enfant; par Tomek, dans divers articles du Tchasopis, etc.

Parmiles histoires générales, on peut consulter 7omek, Histoire du royaume bohème (en tchèque); Huber, Gesch. Œsterreichs, t. III, Gotha 1888; Grünhagen, Gesch. Schlesiens, t. 1; Caro, Gesch. Polens, t. V, etc.

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