‹ Fin de l'indépendance Bohême (volume 3)Chapitre 161 sur 289 · ASSEMBLÉES PROVINCIALES · texte numérisé non relu

ASSEMBLÉES PROVINCIALES

pement dès assemblées provinciales où sjezdy qui, à ce moment, par la force des choses plus qu’en vertu d’un plan préconcçu, devenaient plus fréquentes et étendaient leurs attributions. Au milieu de l'intérim du pouvoir, elles prenaient en charge quelques-uns des devoirs désertés par la royauté et essayaient de reconstituer une administration. L'usage se répandait en même temps qu’elles déléguassent aux Diètes des députés, et les États ne se croyaient pas toujours autorisés à trancher les questions importantes quand tous les Cercles n'avaient pas envoyé des représentants. Le dernier mot de cette évolution eût été la substitution du système parlementaire moderne aux congrégations féodales ; la chambre des communes en Angleterre est sortie d' une transformation analogue. Les réunions de districts auraient : eu aussi l’action la plus heureuse sur les progrès de l'esprit public, et elles seraient devenues, comme les assemblées des comitats hongrois, la base solide de la constitution et comme la forteresse de l’ indépendance. : | or Les rois se montrèrent en général assez hostiles à ces as-

semblées, et 1Îs étaient dans leur rôle, parce que la mobilité

des diètes, en favorisant toutes les surprises, leur laissait au moins une chance de relever leur autorité. Mais les no-

bles, qui arrachèrent tant de concessions à Vladislas, auraient

sans grande peine triomphé de ses résistances sur ce point;

malheureusement, ils n’en aperçurent pas assez clairement la nécessité et ils ne surent pas par un dernier effort mettre: au-dessus de toute contestation leur Das de convoquer Fe sjezdy !? us

Le régime réprésentatif cûtexigé d'euxun bah don partiel

de leurs droits et une abdication momentanée entreles mains

de leurs élus, et leur orgueil imprévoyant préférait à la sé-

curité l’incohérence et les périls d’une liberté indéterminée.

. Sur les sjezdy voir la très remarquable monographie de M. Bohuslas Ris Les districts et leur organisation (en tchèque), Prague 1889. M. BohuslasRieger, le fils du célèbre orateur bohème, le petit-fils de Palatsky, ‘continue dignement l’illustre famille dont le nom est inséparable de la re naissance slave en Autriche. | tee ms 2

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