‹ Fin de l'indépendance Bohême (volume 3)Chapitre 32 sur 289 · O LES CALIXTINS ET LA PAPAUTÉ · texte numérisé non relu

O LES CALIXTINS ET LA PAPAUTÉ

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aussi peu d'efforts ; elles comptent aussi parmi les meilleures de la vie de Georges, ces années de jeunesse dont aucune angoisse n’assombrit l'horizon, dont aucun souvenir attristé ne trouble la sereine confiance. Il a eu des moments de gloire plus brillante et de puissance plus complète, il a dé-

ployé des qualités plus éclatantes et plus héroïques ; jamais son dévouement à la Bohème n’a été ni mieux inspiré ni

mieux r écompensé.

Malgré tout cependant, et au milieu de la satisfaction mére nérale, un point noir : les rapports de la Bohême avec l’'É-

glise romaine. On n’était pas en guerre, puisque les négociations continuaient et que d’ailleurs les Tchèques protestaient de leur soumission ; mais l’on était encore bien plus loin d'être en paix, puisque les papes n'avaient toujours pas confirmé les Compactats et que les Hussites ne tenaient en fait aucun compte des décisions de la Curie. Les désastres des croisés, dont le souvenir vivait encore très cuisant én Allemagne, conseillaient aux papes la prudence; mais, s'ils avaient renoncé pour le moment à lancer sur les hérétiques des armées qu'ils auraient eu sans doute quelque peine à recruter, ils n’abandonnaient rien de leurs

prétentions. Leur volonté immuable, — et elle était légi-

time dans un certain sens, et dans tous les cas des plus compréhensibles, — était d'amener les Hussites à se soumettre, sauf ensuite à récompenser cette soumission par

quelques concessions. Rien n’était plus éloigné de la pensée

des Utraquistes qui répondaient à toutes les sommations :

Nous avons un traité, librement consenti, en règle; nous

demandons qu'il soit révisé sur certains points, mais nous n’entendons pas qu’on remette en question les avantages essentiels qu’il nous confèré. Comme de plus ils avaient des raisons trop évidentes pour n'avoir dans les promesses de la cour pontificale qu’une confiance limitée, 1ls exigeaient

une garantie, la nomination à l’archevêché de Prague d'un utraquiste, de Rokytsana, qui avait été désigné par la diète

et dont l’action dans l’Église tchèque rappelait celle de

Ptatchek et de Georges dans l’État, Le dialogue menaçait

LE

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