V. apprit à connaître les institu
^^ : Mater en Autriche. Le Conseil
^^ ^vtons, politique, financière et judî-
jccachées, avaient été l'instrument
^...r?i leur lutte contre la féodalité : les
V ac^i leur Conseil royal qui servit des
^^ rvprcsenta en face des traditions nobi-
^ï^^ TiJée de TÉtat moderne, et prépara Tu-
^. »v-^tcnt et du pays.
, ^ a^;iii guère que tracé un peu vaguement le
?V<\linand l'exécuta dans ses lignes essentieî-
u jMliqf^e fut à la fois une haute-cour de justice
* vvni^tMl de gouvernement. Le roi songea d'a-
^^ ^^^v siï compétence aux royaumes de Bohême et
^^^jMT : niais l'usurpation eût été trop flagrante, et * i\ ju'aurait provoquée une entreprise aussi radi-
^w ^^^ilement dégénéré en insurrection. L'action du
i*]^^ ivuir être indirecte, n'en fut pas moins profonde :
^\Hi*^H* voulons pas, dit Ferdinand dans son instruc-
^ ' L. I %t- ûu'il y ait aucune différence entre les mem-
T\^ tu tlonseil à cause du pays dont us sont, ce ne sont
\^ IL présentants du pays, mais nos conseillers et nos
* Aiivuis » '• Rien n'était plus opposé aux idées des nobles
JrAK^n^t ^^ ""i^" ^^^^^ "^ pouvait contribuer davantage à fon-
I j^jnj^ un même ensemble les diverses parties de la mo-
ri:lHc,qii^- cette concentration de l'autorité dans une assem-
|iK*c qui t nommée par le roi et ne dépendant que de lui, s'éle-
vitii iiU'dessus de tous les intérêts et de tous les souvenirs
litiî fiit Ros^nthal, p. 68.
PREMIÈRES INSTITUTIONS COMMUNES 5l
particularistes et n'avait d'attention que pour la grandeur de la maison régnante.
La principale différence entre le système administratif du moyen âge et celui des pays modernes consiste peut-être dans la substitution de la répartition logique des affaires à leur répartition géographique. Tandis qu'à l'origine les mêmes agents exercent tous les pouvoirs sur un territoire assez limité, la réunion de vastes territoires sous des administrateurs communs entraîne bien vite la division du travail et sa spécialisation. Sous Ferdinand, à côté du Conseil aulique qui est le grand conseil de gouvernement et dont les fonctions sont sunout administratives et judiciaires, trois autres conseils ont dans leurs attributions la politique extérieure, la guerre et les finances ». Le Conseil privé est le plus haut auxiliaire et comme le confident du roi : il y appelle les hommes auxquels il réserve sa plus entière confiance; là se discutent les questions les plus graves et se prennent les résolutions décisives. Le grand Chancelier de Bohême fait ordinairement panie du Conseil privé; cela seul sufBrait pour marquer combien la situation s'est modifiée : tandis qu'auparavant la politique du royaume, dirigée par des fonctionnaires qui ne relevaient que de la diète, était absolument autonome, maintenant elle est conduite, au moins en fait, par un conseil étranger dans lequel son représentant n'a qu'une pan modeste d'influence : était-ce bien d'ailleurs des intérêts particuliers du royaume que s'inspirerait désormais le Chancelier de Bohême? — 11 continuait bien sans doute à être un fonctionnaire du pays; mais la force des choses devait faire de lui le « serviteur et le confident » du souverain.
La Chambre aulique de Vienne fut un véritable ministère des finances de la monarchie : les Chambres des comptes de
I. Il est évident que les attributions ne sont pas, dès le premier jour, fixées avec une précision absolue. Le Conseil aulique peut être consulté sur la direction politique générale, la Chambre aulique a des pouvoirs judiciaires étendus, etc. On sait que, de même, en France et jusqu'à la veille de la Révolution, la compétence des divers Conseils du roi varia sans cesse et ne fut jamais très nettement délimitée.
?«£JIIÀRGS INSTITUTIONS COMMUNES
^^ ^^^^h subirent sa direction et reçurent ses ins-
V Kcrdinand avait déjà posé en principe la solida-
^x -,o>uKes qu'il gouvernait, déclaré qu'elles étaient
,v ^v s*cntr*aider; il ne mit pas moins de fermeté à
uil avait le droit de confier à une seule administra-
, Jctcnse et la représentation de ses intérêts, « car
, . sxi îvi chose d'un même maître », et, comme la mission
.V Chambre aulique ne se bornait pas à empêcher les
.,,.\ et étions et à contrôler les comptes, mais allait aussi à
..*;ii>sM\tcr par tous les moyens les ressources du trésor,
^.'V nttcrvint dans les questions les plus diverses. Enfin,
Ovi'>^ les dernières années de son règne, en i556, Ferdinand
^v^uplèta son œuvre en instituant le Conseil de guerre, dont
tv nom indique suffisamment la compétence.
Kncore une fois, nous sommes au xvi* siècle et non pas siU xix* ; il serait absurde de vouloir parler déjà de centralisation : il convient de se rappeler que la Bohême conserve Hcs diètes, ses fonctionnaires, ses tribunaux, ses lois; mais, il n'en est pas moins vrai qu'un grand changement s'est accompli : Ferdinand a indiqué au moins les grandes lignes d'un régime qui n'est déjà plus l'union personnelle, mais se rapproche d'une organisation fédérative : — l'indépendance des royaumes n'est pas menacée, mais certaines affaires, politique extérieure, armée et finances royales, tendent à échapper aux diètes paniculières; le Conseil privé, le Conseil de guerre et la Chambre aulique sont la première amorce des ministères communs, tandis que le Conseil et la Chancellerie auliques, dont l'action est au début beaucoup plus limitée par les institutions nationales, devront lentement, sans violence et par une pression constante, diminuer les différences administratives et juridiques qui créent encore un abîme entre les divers États soumis aux Habsbourgs.
A ces ministères communs, s'il est permis de se servir dès lors de ce mot, devait correspondre un Parlement commun. Comme en général Ferdinand ne réussissait à obtenir des diètes les votes qu'il désirait que s'il assistait en per-