‹ Finances contemporaines (volume 2)Chapitre 137 sur 229 · obligations · texte numérisé non relu

obligations

Chemins de fer orientaux 100.000 actions,

o , • ^ . ,• , i 30.000 actions.

Salonique-Gonslantinople | ^^O.OOO obligations.

Salonique-Monastir .%.000 obligations.

c n u { 113.120 obligations.

Smyrne-Gassaba \ .„„ „^„ , ,.* „. . .

•^ l 155.000 oblig. 2' série.

Banque ottomane 500.000 actions.

e .... .. 1 .1 ** (8.000 actions.

Société ottomane des allumettes J ^^^^^ ^^^^^ ^^ ^^^^^^^

o .... ,. j,. 1 • 12.000 actions.

Société ottomane d éclairage l .^, „^^ , ,. ^■

° l 12.000 obligations.

Tabacs ottomans 200.000 actions.

Soit, au total, 878,000 actions diverses, 795,144 obligations et 16,000 parts de fondateurs. Les droits d'abonnement, on le sait, sont liquidés sur une quote-part correspondant à la circulation présumée en France. Le capital assujetti à lïmpôt, en ce qui concerne les valeurs que nous venons d'énumérer, est de. 250 millions de. francs. ,

Quant aux fonds d'Etal ou titres considérés comme tels, ils comprennent les trois séries B, G, D de la dette, les obligations 4 % consolidées, les 4 % Priorité 1890, les 5 % Douanes, les obligations du Tribut d'Egypte 4 % et 3 1/2 ; les obligations priorité Tombac, les 4 % ottomanes 1894, les obligations 5 % ottomanes 1896.

Avec les valeurs abonnées, ces divers titres représentent une valeur nominale de 3 milliards 749 millions et une valeur effective, aux cours cotés à la bourse, de 2 milliards 767 millions. On estime que, sur ces 2 milliards 767 millions de titres turcs, la France en détiendrait un peu plus de la moitié, soit, en chiffres i milliard j<

environ.

londs, 1 milliard 1/2.

Ces chiffres concordent avec ceux que nous avons précédemment établis dans nos statistiques antérieures. En décomposant cette évaluation par nature de titres divers émis sur le marché, nous arrivons au même résultat. La France possède peu de titres de la dette série B et G dont l'Angleterre et TAllemagne détiennent la plus forte partie ; mais elle a plus des trois quarts de la série D. Les douanes 5 %, ottomanes 4 % 1894, consolidées 1890, les obligations priorité, les Salonique-Gonstantinople, sont, en majeure partie, dans les portefeuilles français ; il s'y trouve également un assez grand nombre de lots turcs (obligations des chemins de fer ottomans).

Les capitalistes anglais détiennent presque toutes les obligations gagées sur le Tribut d'Egypte. Quant aux obligations Smyrne-Gassaba, Salonique-Monastir (ces dernières ne sont pas comprises dans notre tableau parce qu'elles ne figurent pas à la cote de notre bourse), elles sont surtout dans les portefeuilles allemands ; les actions de la Banque ottomane sont, en majeure partie, en France ; les actions des Tabacs ottomans sont très inégalement réparties en France, en Angleterre, en Allemagne ; nous n'en possédons qu'une faible partie. Quant aux obligations ottomanes 5 % 1896, elles sont en cours d'émission et de placement ; on estime

que le quart des 50 millions à émettre a été placé jusqu'à ce jour.

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nanciers. tiqucs, mais bien des intérêts fmanciers de premier

ordre que la France doit sauvegarder à Constantinople. Nos rentiers français ont engagé en Turquie des capitaux considérables et on comprend que le monde financier, autant que le monde politique, attende avec impatience le résultat des démarches de notre ambassadeur à Constantinople. Il est urgent que l'ordre et la tranquillité se rétablissent au plus vite dans ce pays. Sur ce point, les grandes puissances européennes sont bien d'accord. Il ne s'agit pas de déposséder le sultan et de se partager les dépouilles de son empire. Le partage soulèverait plus de difficultés dans l'Europe entière que la conservation — en l'améliorant — de ce qui existe. Les intérêts financiers, commerciaux et industriels engagés en Turquie, par les capitalistes ou commerçants français, russes, anglais, allemands, autrichiens, ne sont pas moins graves que les intérêts politiques.

En ce qui concerne notre pays, tout particulièrement, nous ne devons pas perdre de vue, que nos rentiers possèdent, comme nous venons de le démontrer, un milliard et demi de valeurs ottomanes.

La question politique réglée — et elle ne peut tarder à l'être — il faudra d'urgence s'occuper de la question financière. Les revenus actuels de la Turquie suffisent au payement actuel des intérêts des dettes contractées par ce pays ; mais, ces payements effectués, la caisse du sultan reste vide, les services publics manquent de fonds, les fonctionnaires et les soldats attendent longtemps après leurs traitements ou leurs soldes. On peut donc toujours craindre que le conseil d'administration de la Dette publique ottomane, qui agit sous le contrôle du gouvernement turc et qui a été institué par

iradé du sullan, ne soit révoqué, avec la même facilité, par un autre iradé, le jour où les besoins du trésor seraient trop pressants. Le conseil d'administration de la dette turque n'a pas, en effet, le caractère international du conseil de la dette égyptienne : c'est avec l'assentiment du sultan que le conseil d'administration (le la dette turque administre les revenus qui sont concédés et les répartit entre les porteurs de titres et créanciers. En Egypte, au contraire, ce sont les grandes puissances europénnes qui ont institué l'administration de la dette égyptienne et en maintiennent et surveillent le fonctionnement. On comprend, dès lors, toute la différence qui existe entre ces deux systèmes.

Donner, par une organisation financière nouvelle, une meilleure une plus grande confiance aux porteurs de litres turcs ; nindère'ësi né^ relever ainsi le crédit ottoman, en profiter pour dimi- «^*»**~nuer le poids des emprunts et des charges qui pèsent sur le Trésor ottoman, tels devront être les efforts de la diplomatie française, quand les questions politiques en suspens seront réglées.

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