‹ Finances contemporaines (volume 2)Chapitre 2 sur 229 · IX, XI, XII, XIII, XIV, XV · texte numérisé non relu

IX, XI, XII, XIII, XIV, XV

RAPPORT adressé au Garde des Sceaux, ministre de la justice, sur les inventaires et bilans, fait au nom de la Commission extraparlementaire de la réforme de la législation des sociétés, in-4**, 1903.

RAPPORT GÉNÉRAL fait à la Commission extraparlementaire du cadastre sur les travaux de la sous-commission des voies et moyens, in-4°, 1904.

rapport sur les causes économiques de la dépopulation fait à la Commission de la dépopulation ^ sous-commission de la nalalité^ in-4*, 1905.

finances contemporaines. — tombi. Trente années financières, 1872-1901 ; — tomeii. Les budgets, 1872-1903. ,

études diverses sur l'histoire, Téconomie politique, les valeurs mobilières, les impôts, les chemins de fer, les travaux publics, la statistique et la législation; volumes 011 brochures, 1873 à 1904.

AVANT-imOPOS

' isième v*»î •?••»•• «Iws Finances conlemporaines est

aux qi. qui, depuis 1873, ont U* plus

iit;ui appela 1 aUffUlion des économisles et des llnan-

Cniniiie aux études parues dans les deux précédents N nous laissons k ceUêSH;i leur marque d'ac-

' r"*^"'U* l'impression du jour et Tidée des con* - n'avons pas voulu, en les rééditant, en iiioiiiirr ie fniui OU la (omio pour ne pas changer Tex- I -' -•* do notre ponstV. N<Hi!i avons ajouté aux rhai ce tunie m le> pi iiu'ipales discussions qui ont

u heu à TAcadémie des sciences morales et p^* .1 la Société d'Economie politique et à la Société .. uomie sociale, de 1872 à iWA et, d'autre part, le n des cours «les principales valeurs, groupés par période»

qiiin<pi«'nnales, en vue de r - Mter par des chiffres

1 iuilih lire que les divers i ats ont eue sur la

fortiiU'- lUMhiIii' re de iS7i à ittiM.

i.« Il • I' ur aura ainsi sous les yeux les questions théo- I ipi* , loctnnales ou pratiques qui, depuis la guerre de is:». ont spécialement occupé Topinion et qui Toecu- {lit .nroT-^ nn t U\ se serxir plusieurs fois des mêmes

1 -m- 1*; .^ I. iiiiera-lHiu ? Nous ne le pen^ins pas, • ir il est trop souvent indispensable à celui qui veut fttP* pénétrer dans l'esprit du public des idées qu'il > ! t juétes et utiles d'insibter, au risque peut-être de tomber dans des redites.

,1 FINANCh.> CONTEM!'» "^ WKS

Ainsi composé, ce relevé de mii^ économiques et financiers sur lesquels, à des dates précises, nous avons exprimé notre opinion, pourra faciliter des recherches et des éludes nouvelles.

Au moment où s'ouvre ce volume, nous sommes en 1872, presque au lendemain de la guerre de 1870-1871 €t de la Commune. La France, la « noble blessée » suivant l'expression de M. Thiers, est meurtrie ; l'ennemi campe sur son territoire et l'occupe en attendant le paiement complet d'une formidable rançon. Nos frontières restent ouvertes : nos soldats n'ont plus d'armes ; il n'y a plus d'artillerie ; nos arsenaux sont vides. Le trésor public est à sec : les départements, les villes, les plus petites communes, manquent de ressources; partout, des insuffisances budgétaires effroyables ; les billets de banque ont cours forcé. La rente 3 %, qui est l'expression du crédit de l'Etat, est tombée, le 28 mars 1871, à 50 fr. 35. Elle s'est relevée, le 29 janvier 1872, à 58 fr. 45 ; mais à la fin de cette même année, le 14 novembre, elle fléchit à 52 fr. 40, c'est-à-dire que sa valeur, en tenant compte de l'échéance du prochain coupon de janvier, n'est plus que de 52 francs.

On se demande avec inquiétude si notre pays pourra supporter ses charges ; le fardeau ne sera-t-il pas au-dessus de ses forces ? Pourra-t-il jamais reprendre son rang dans le monde ? Relever le crédit, le commerce, l'industrie ; reconstituer l'armée et l'administration ; tout organiser et réorganiser ; inspirer confiance pour restaurer les finances, contracter des emprunts dont le montant colossal fait douter de la possibilité môme de trouver les capitaux nécessaires ; préparer et assurer la libération du territoire, telles sont les questions poignantes, du moment.

\\ \\ I propos; in

Le commerce, riniiu^ln(\ 1 agriculture, les travaux de la paix, ne peuvent et ne doivent pas être oubliés : autres sujets d*études et de discussions. Les besoins du pays augmentent ; ils entraînent des charges nouvelles et croissantes auxquelles il faut pourvoir. La France ne doit pas, commercialement, rester isolée : développer ses rapports rivt>(« les autres puissances est un devoir qui 8*impose

Malgré les crises de la politique intérieure, crises inévitables, parfois nécessaires, malgré les luttes ardentes des partis, la France commence à se relever. Ce relèvement même de son activité, de son travail, de son épargne, de sa richesse, fait surgir des préoccupations nouvelles et des besoins nouveaux. Il faut étendre le réseau des chemins de fer, lignes d*intérét général comme d'intérêt local ; améliorer les routes, accroître les voies navigables ; entreprendre des travaux publics. Il faut assurer la sécurité de nos possessions maritimes ; étendre notre empire colonial. Il est indispensable de développer Pinstruction publique et, princi|>alement, rinstruction primaire. Dans un pays de suffrage universel tout citoyen doit savoir lire et écrire ; le droit de vote étendu à tous entraîne, comme corollaire, la gratuité et Tobligation de renseignement. Les œuvres sociales d*assi8tance, de secours, de mutualité, sollicitent très vivement l'attention ; elles ne sauraient être négligées dans une démocratie.

Cette réorganisation, ces réformes, engendrent des dépenses : les anciens impôts doivent être conservés ; il faut encore les accroître et en créer de nouveaux. Les budgets gonflent d*année en année. On se plaint alors de

cet accroisseiiH'iu <it'> uuihhm -^ |»uuii«iui .- ri des charges fiscales qu'elles entraînent ; de nouvelles questions se posent, de nouvelles discussions surgissent. Uobsession fiscale, comme nous Tavons dénommée, apparaît ; la •fiscalité devient, et elle est encore, une maladie parlementaire.

En traçant ce rapide aperçu d'ensemble, nou» .i\utis indiqué le cadre des matières que contient ce volume : agriculture, commerce, crédit, finances, industrie, instruction, travaux publics.

Les volumes qui compléteront cet ouvrage seront consacrés tout spécialement aux impôts et à robsession fiscale, aux chemins de fer, aux statistiques écon<'< et financières, à la fortune publique et privée, à lu !. cratisation de l'épargne, aux valeurs mobilières. Toutes ces questions vitales ont tenu une grande place dans les préoccupations de nos contemporains.

Nous espérons que le public accueillera ce volume avec autant de bienveillance qu'il a accueilli les deux premiers. S'il reconnaît que ]es Finances contemporaines sont un exposé de faits exacts, étudiés sans parti pris, et que notre seule pensée, notre seul désir ont été d'être utile aux intérêts du pays, notre but sera atteint.

Alfred Neymarck.

SOMMAIIŒ

Page 1