Le régime douanier des colonies. — Ce qu'on TOit et ce
qu'on ne voit pas.
21. — Le pririlè'je de la Banque de France. — Son renouvelle-
111 ent.
T^. — Questions écononiiqui^-* et financières de J88i-t885.
23. — Cours des principales valeurs mobilières à la fin de cha~ une des années 1881 à 1885.
LA UAISSK UL TAI \ DE L'INTERKT
Le 4 septembre 187 i, la renie 5 "o, créée au lendemain t.» \. a» pair, (le la guerre et de la Comnmne, fut, pour la première lois, cotée au pair, c'estrd-dire, au cours de 100 francs. A partir de ce monïenl, des changemenls profonds se sont produits, sur les marchés français et étrangers,
ians le taux de capitalisation des principales valeurs à revenu llxe. Successivement, d'année en année, len- Dêcroisscment hmenl d'abord, puis par étapes vigoureusement fran-
lîies, les valeurs de premier ordre, de première sûreté, .lescendirent de 5 % d'intérêt à 4 1/2 % ; les valeurs de second ordre qui rapportaient 0 1/2, 7 et 8 % descendirent à 5 % et même au-dessous. A mesure que le ♦Mpital de ces valeurs augmentait, leur revenu devenait imturelh'iiu'ul moins élevé.
Le chemin parcouru, depuis le jour où la rente 5 % a atteint le pair, est vmiment considérable. Pour s'en rendre un compte exact, pour juger de l'importance des résultats obtenus, il convient de comparer les cours actuels de la plupart des grandes valeurs à revenu fixe, H ceux de la période qui s'ouvre avec le cours du pair.
En seplenibie 1874, le 5 % valait 100 francs ; le 3 %, valeurs à rc
1 «j •» . Vf venu fixe.
C'a fr. 75 ; les obligations de chemins de fer étaient à 300 francs ; les obligations de la ville de Paris 1871 valaient 280 francs ; les obligations du Gaz parisien
465 francs ; les obligations 5 % du Crédit foncier, 465 ; celles des Omnibus, 450.
A cette époque, la rente 5 % donnait 5 % net de revenu ; le 3 % et les obligations de chemins de fer, plus de 4.60 % ; les obligations de la ville de Paris près de 4 % ; les obligations foncières 5 % et les obligations des grandes compagnies industrielles rapportaient près de 5 %.
A quel taux se négocient aujourd'hui ces mêmes valeurs et quel est leur revenu ?
La rente 5 % est à 120 francs ; le 3 % à 86 francs ; les obligations de chemins do fer sont à 39o francs ; les obligations de la ville de Paris valent 400 francs. Les obligations foncières 5 % ont été converties et remplacées par des obligations à lots qui rapportent net à peine 3 % ; les obligations des grandes compagnies industrielles, Gaz, Omnibus, Messageries, Transatlantique, etc., etc., se négocient toutes à 20 et 25 francs au-dessus du pair de 500 francs, c'est-à-dire de leur taux de remboursement.
A l'heure actuelle, le 5 %, dont les jours sont comptés, rapporte un peu plus de 4 % ; le 3 % ne donne plus que 3.47 % ; les obligations de chemins de fer rapportent moins de 3 1/2 ; les obligations de la ville de Paris et du Crédit foncier, moins de 3 % ; les obligations des compagnies industrielles, à peine 4 1/4 à 4 1/2 %, encore faut-il tenir compte de la perte que ces derniers titres infligent à leurs détenteurs, dans le cas où ils se trouvent remboursés au pair de 500 francs.
Ainsi, pendant que la rente 5 % montait de 20 francs, le 3 % de 16, les obligations de la ville de Paris de 120 francs, celles des chemins de fer de 100 francs, le revenu de ces titres de premier ordre descendait : de 5 à 4 % ; de 4.60 % à 3.47 % ; de 4 % à moins de 3 % ; de 5 à 3 1/2 %.
Valeurs à re- Parmi Ics valeurs à revenu variable qui donnent
venu variaDie. ^
aujourdhui le môme revenu qu'il y a sept ans, nous
trouvons que l'Est, avec le même revenu de 33 francs, a monté de 530 à 875 francs ; l'Orléans, avec le même revenu de 56 francs, a monté de 855 à 1,420 francs ; le Midi, avec le même revenu de 40 francs, a monté de 640 à 1,330 francs.
i'.r I! est pas seulement sur les valeurs françaises de premier ordre que ce mouvement s'est étendu : il s*est produit également sur les obligations et les renies étrangères les plus connues de nos capitalistes, ainsi que le constate le tableau suivant :
Valeurs éli-j gtew.
DKSIGNATION DES \ M I i le
Ronte ilalionnc 5 "«...
Obligations lioinaniales
— Iion^ruises