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STATISTIQUES ÉCONOMIQUES

Dans la statistique comparative qui va suivre, nous nous attacherons à montrer, par quelques chiffres, le développement économique, comnuTcial, industriel et financier du pays.

En 1789, la Caisse d'escompte avait escompté, pendant Tannée, 503 millions d'effets. En 1800, au début de ses opérations, la Banque de France avait escompté 96 millions d'effets. Aujourd'hui, la Banque de France, sans ''ompter les banques et établissements de crédit, a -compté à elle seule, en 1888, 8 milliards 685 millions • l effets et le mouvement général des espèces, billets et \irements de la banque oontrale a atteint 53 milliards 'i'21 millions.

Le développement du crédit se manifeste encore par les nombreuses sociétés financières et industrielles qui ont été créées, par les emprunts de toute nature qui ont ('té émis.

Les valeurs mobilières françaises et étrangères appartenant à des Français se chiffrent par un nombre respectable de milliards : 60 à 65 milliards, d'après M. Coste (1) ; 66 miUiards d'après M. Vacher (2) ; 70 à

(1) Jwrnal de la Société ée Ualistique de Paris, jaiUet 1888.

(2) Economise français^ juillet, et aoâi 1888.

Comparaisons.

Es comptes commerciaux.

Valeurs mobilières.

80 milliards d'après M. de Foville et d'après nousmême (1).

et Que dire enfin de ces sociétés d'épargne et de prévoyance, de secours mutuels et de bienfaisance, qui ont été fondées depuis le siècle dernier et qui sont une heureuse application du crédit au bien-être de tous? Il existe aujourd'hui, d'après les comptes arrêtés au 31 décembre 1888, 5,36i,305 livrets de caisses d'épargne ; les dépôts atteignent près de 2 milliards. 1/2 : exactement 2,493,104,382 fr. 72. Les monts-de-piété, qui sont les caisses de crédit du pauvre, prêtent aujourd'hui à bien meilleur compte qu'autrefois : 10 et 12 % à la fm du Assurances, dernier siècle ; 7 % maintenant. On peut s'assurer contre l'incendie et sur la vie, et contre les accidents. C'est par millions que se chiffrent les sommes annuelles payées par ces compagnies d'assurances. Au 31 décembre 1887, le montant des capitaux assurés sur la vie atteignait 3,002,021,105 francs. Les rentes viagères en cours formaient un total de 31,686,018 francs. Les rentes différées ou de survie s'élevaient à 2,493,746 francs. Le montant des réserves pour risques en cours de toute nature était de 947,574,619 fr. Enfm, l'effectif des compagnies atteignait, à la même date, 1,264,869,960 fr. (2).

(1) Les Valeurs mobilières françaises, ctiirte financiôrc !uo à la Socicic dd statistique, 1888.

(2) Voici la liste de ces capitaux, avec l'indicalion des diverses catégories qui les composent classées suivant l'ordre de leurs montants respectifs :

frnucs

!• Obligations de chemins de fer 400,9i9,GoO

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