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Les actions des six grandes compagnies ont coûté, aux cours moyens : 5,491 fr. 87, en 1855 ; 4,558 fr. 15, en 1867 ; 5,753 fr. 25, en 1878 ; 7,a35 francs en 1889.
Quant aux obligations de ces mêmes compagnies, bien que, depuis 1870, elles aient été frappées de lourds impôts qui réduisent leur revenu net à 13 fr. 80 au lieu de 14 fr. 50 avant la guerre, leurs prix n'ont cessé de progresser.
Voici encore ce que disent les plus hauts cours cotés sur ces valeurs en .1855, 1867, 1878, et comparés aux cours auxquels elles se négocient aujourd'hui.
COMPAGNIES
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Nord
Lyon . .
francs
34o 3io 3o6
, francs
francs
francs
Ouest
Orléans; . ...
Sur' toutes les grandes valeurs, nous pourrions constater dès plus-values semblables à celles que nous relevons sur les rentes, les actions et obligations de chemins de fer. Quelques titres spéciaux, parmi les sociétés financières et industrielles, ont acquis une hausse considérable. .
Crédit foncier. Le Crédit foncicr cotait en 1855, au plus haut cours, 580 francs, soit net à payer, 330 francs ; 1,590 francs au plus haut en 1867 ; 890 francs au plus haut cours en 1878, soit net à payer, 1,290 francs et 640 francs. Il dépasse aujourd'hui 1,300 francs net.
■ Les Petites-Voitures cotaient les cours suivants :
Plus haut Plus bas
fr. c. fr. c.
• Elî I800.. 1210 00 105 00
En 1867.... 326 25 158 7o
En 1878... 562 50 450 00
Cours actuels 848 00 » «
Suez. -L'action Suez qui, en 1867, variait de 382 fr. 50 c\
200 francs ; en 1878, de 790 francs à 700 francs, dépasse actuellement 2,300 francs.
imiices divers. Interrogeons maintenant les divers éléments qui composent la fortune publique d'une nation et indiquent si cette nation s'arrête, recule ou progresse ; tous ces phénomènes sociaux, rapprochés entre eux à diverses dates, nous diront exactement ce qu'est devenue la France :
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(1) Nous indiqu 3s Un décembre I our 188o. d'après
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Progrès conii- Malgré ses crises intérieures et extérieures, malgré les épreuves passagères qu'elle a subies, la France ne s'est donc pas arrêtée. Chacune des étapes de sa vie financière, commerciale et industrielle, constatée par les dates des expositions internationales, marque, au contraire, un progrès nouveau réalisé : 1867 est en progrès sur 1855 ; 1878 dépasse 1867 ; 1889 indique à son tour une amélioration importante sur les résultats acquis en 1878.
Augmentation de la fortune mobilière ; hausse des fonds publics et des valeurs ; les rentes et les grandes valeurs de placement à des prix qu'elles n'ont jamais connus ; augmentation de l'épargne nationale comme le prouvent les 2 milliards et demi déposés dans les caisses d'épargne, répartis entre 5 millions et demi de titulaires, comparés aux 272 millions et 893,750 livrets de 1855 ; développement de l'instruction publique, comme le prouve le nombre d'enfants qui fréquentent nos lycées et nos collèges ; augmentation de la production des combustibles minéraux, du nombre des machines à 'Vapeur, du commerce général, du commerce spécial. Extension considérable donnée aux chertiins de fer, aux postes et aux télégraphes ; argent abondant et bon marché ; augmentation des escomptes commerciaux, tant à la Banque de France que dans les grands établissements de crédit, tels sont les faits indéniables qui affirment la vitalité et les progrès du pays.
Un peuple qui, malgré les désastres qu'il a subis en 1870, a pu se relever aussi vite et dans de telles proportions, a le droit d'envisager l'avenir avec confiance et peut, avec fierté, montrer aux étrangers qu'il a conviés à visiter l'exposition universelle de 1889, que la grande nation d'hier est encore et toujours la grande nation d'aujourd'hui.