‹ Finances contemporainesChapitre 32 sur 85 · METAUX · texte numérisé non relu

METAUX

Cuivre Etain., Plomb.

Zinc. . ,

FIN

fr. e.

COURS

FIN

fr. o.

FIN

fr. e.

2go 00

Sur le métal argent, qui valait environ 26 1/2, nous disions que « la limite de sa dépréciation était arrivée et que l'on pouvait prévoir une amélioration des prix ». Cette amélioration est encore légère, puisque le métal argent vaut seulement 27 1/4, mais, dans le cours de l'année, il s'est rapproché du prix de 29.

Sur le cuivre, qui valait 60 livres sterling et qui était déjà en hausse sur 1897, nous disions que ces cours

M étaient pas exagérés et qu'ils étaient au-dessous de

moyenne. Nous les jugions appelés « à se rapprocher

de 70 livres sterling prix auxquels ils se négociaient dans

la période 1880 à 1882, par suite de l'augmentation de

la consommation, de l'activité et des besoins industriels

:- s grands pays ». Dans le cours de cette année, ils se

nt élevés jusqu'à 78 livres sterling et sont revenus, à la suite de réalisations, aux environs de 70 livres.

Le plomb valait 13 livres sterling 1/2 à 14 livres sterling ; nous disions que la reprise ne faisait que commencer et qu'on se rapprocherait insensiblement de 20 livres sterling. Aujourd'hui, le plomb vaut 16 livres sterling 1/2 après avoir fait près de 18 livres sterling.

Sur le zinc, tout en faisant prévoir la continuation du mouvement, nous disions qu'il suivait toujours ceux du cuivre et du plomb, mais dans des proportions moins étendues. Sur ce point encore, nos pronostics se sont réalisés.

Sur rétain, la hausse nous semblait avoir dépassé les limites raisonnables. Nous estimions que, s'il existait un certain parallélisme dans les cours des prix des divers métaux, cette hausse de l'étain ne pouvait être attribuée qu'à des achats précipités pour parer à des besoins imprévus. Après une grande hausse, les prix sont devenus plus faibles.

Quant aux prix du fer et du charbon, nous n'avons cessé do faire prévoir une amélioration des cours.

Aussi ne faut-il pas s'étonner de la hausse qui s'est nroduite sur les diverses actions des sociétés de mé-

ux ou de charbonnages. Cette hausse a ét^ énorme. -Malgré la baisse qui s'est produite dans ces dernières semaines sur les plus hauts cours, la plus-value est •^■ncore importante.

Le Rio-Tinto est en hausse de 869 à 1,075 après avoir dépassé 1.200 francs; le Boléo, de 1.925 à 2.800 après 3.000 ; le Tharsis, 204 à 230 après 240; l'Aguilas a haussé de 306 à 480 après 510; le Penarroya. de 2,060 à 2.900 après 3,100; l'Escombrera-Bleyberg, de 1,029 à 1,250,

après avoir dépassé i,300; Krivoï-Rog a haussé de 2,000 jusqu'à 3,300, pour revenir aux environs de 3,100.

Les actions de charbonnages français ont réalisé une plus-value considérable, bien que les plus hauts cours cotés en octobre et dans les premiers jours de novembre n'aient pas été maintenus par suite de réalisations de bénéfices bien explicables. Depuis le commencement de l'année, Aniche a haussé de 16,900 à 31,000, l'action entière ; Anzin, de 5,490 à 7,700 ; Bruay, de 1,970 à 2,750 ; Bully-Grenay, de 1,200 à 4,480 ; Courrières, de 1.165 à 2,950 ; Lens, de k7ô à 725 ; Liévin, de 1,900 à 2,625 ; Maries 30 %, de 21,000 à 34,000 ; Vicoigne-Nœux, de 23,500 à 27,000.

La hausse obtenue par les prix du charbon est due à l'extension prise par les établissements industriels, hauts-fournaux, aciéries, ateliers de constructions de toutes sortes, extension qui nécessite l'emploi de quantités considérables de houille. Les demandes ont été si importantes que toutes n'ont pu être satisfaites malgré la plus grande activité développée dans les mines. D'un autre côté, l'industrie des transports augmcnU; tous les jours et absorbe, elle aussi, de fortes quantités de charbon.

Les prix du fer et de la fonte ont atteint des hauteurs presque inconnues jusqu'ici. On peut en juger par le tableau comparatif des cours pratiqués au 1*"" décembre 1898 et 1899 sur les marchés belges, qui donnent en quelque sorte le mouvement régulateur sur les autres places. On remarquera, notamment, que les fers n" 2. qui valaient 135 francs le 1" décembre 1898 se sont élevés à 225 francs le l^"" décembre 1899; la fonte de moulage n° 3 a haussé de 59 à 110. Nous ne croyons pas que de tels prix aient été encore pratiqués pour l'exportation.

(Tabi.ead.)

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