‹ Finances contemporainesChapitre 7 sur 85 · COMPAGNIES · texte numérisé non relu

COMPAGNIES

Est 3 %

Lyon (rusioii) . . .

Midi 3 %

No-I -i %

Orléans 3 %. . .

Ouest 3 %

Cliarentes 3 %..

— (bons)

COURS

COURS

du

du

HAUSSE

fr. c.

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fr. c.

3o9 Bo

ly 1^

Titres des chemins de fer étr anfers.

Dans cette marche générale en avant, ce sont, on le voit, les compagnies de l'Ouest, des Cliarentes, de l'Est et du Nord qui tiennent la tête.

En général, l'année a été plus pénible pour les chemins étrangers. Les chemins autrichiens, lombards et italiens, restent .encore en arrière. Le fait capital de la campagne de 1875 c'est l'attitude de tout un groupe de valeurs dont les progrès ont justifié nos prévisions. Les obligations des principales lignes espagnoles sont aujourd'hui, sur notre marché, l'objet de négociations extrêmement actives.

Valeurs diverses.

COURS

COURS

TITRES

du

HAUSSE

BAISSE

fr. 0.

fr. c.

fr. c.

fr. c.

Autrichiens (actions)

l.ombards (actions)

— (olilig. anc.) ..

Cordoue-Pévillc (oblijr ) .

Nord de l'Espagne (oblig.

de priorité)

Nord de l'Espaane (oblig.

variable avec coupons).

Pampelune (oblig.)

là 75

Il ne nous reste plus qu'à signaler les diverses valeurs qui, en même temps que celles déjà citées, ont attiré le

is7:>. — l*annî:k di:s surprises

plus l'altenlion, soit par leurs progrès, soit par leurs brusques variations, soit par les avantages qu'elles offrent aux capitalistes de tout ordre. Le tableau que ncus en donnons ici parle de lui-même :

VALEURS

r ■ parisienne du gaz (act.)....

I lansatlantique (act.)

Paris (ad.)

SuL'Z lacl.)

— (délégat.)

— (obligat.)

IOblig. laso — iS65 — 186J — Iti.l

V — — (quarts). .

/ Obi. fonc.4';5de5 0 fr.

V — iiiO-i%

Crédit foncier. J — 500 fr. 3%

/ — commun. 3 %...

COIRS

du

fr. c

845 oo 930 oo 630 00 àji 5o 4b7 5o 48i 00 Ht. bo 474 00 3ii 5o 2Si 5o 72 5o 4ja 5o

COURS

du

fr. e.

5oo 00

H.\USSE

fr. e.

24 00 48 .Se 62 .50 i5 5o

Nous ne reviendrons pas sur les causes qui ont dé-

rminé les brusques mouvements de cours des différents titres de la compagnie de Suez. Nous rappellerons seulement que les actions paraissent devoir être préférées aux délégations; le public comprend déjà la distinction importante qu'il faut faire entre ces deux valeurs.

Faisons remarquer aussi le progrès toujours crois- pucemenn. >imt des obligations de la ville de Paris et des quarts J^^^^"*^" «^"*- 1871, qui offrent un placement si facile aux petites bourses; la même considération a certainement aussi • ntraîné le public vers les obligations foncières et leurs dixièmes. Toutes les valeurs réunissant des avantages

■mblables et des facilités identiques sont appelées aux iiêmes succès. Obligations de chemins de fer, obligations d'emprunts de villes, obligations foncières, obligations d'entreprises assimilables aux compagnies de

chemins de fer, forment une même catégorie de valeurs que le public recherchera de plus en plus à mesure que s'abaissera le taux de capitalisation de nos rentes. L'examen des divers tableaux que nous avons donnés montre que ce sont précisément les valeurs de moindre revenu qui ont le plus monté et qu'en somme les porteurs de titres ont amplement regagné en capital la très faible diminution d'intérêt qu'ils ont eu la sagesse de subir.

L'année 1876, fort agitée au point de vue politique comme au pomt de vue financier, n'a certainement apporté avec elle rien d'absolument funeste; elle n'en devra pas moins être considérée comme la plus défavorable des cinq dernières années écoulées. 1872 et 1873 avaient été sinon des années d'affaires, du moins des armées d'activité. Après les rudes atteintes de la guerre et l'insurrection de la Commune, on avait tenté de grands efforli qui avaient eu des résultats heureux. 1874 avait mis en évidence ces résultats et montré avec quelle énergie la nation s'était appliquée à son œuvre de relèvement et de reconstitution. En dépit de bien des complications, les intérêts, les capitaux, le commerce, l'industrie et le monde des affaires s'étaient rassurés et il était devenu possible de donner à cette année une désignation empruntée à un grand événement financier qui eut alors une portée considérable : on avait pu l'appeler /«//u/r <h' In rente nu pair. 1875, au cours de laquelle un vit le 5 % français dépasser le cours de 10c- francs et le 3 % celui de 65 francs, ne fut pourt^inl pas aussi favorable que les précédentes au développement de notre prospérité. Elle méritait, disions-nou? quand elle se terminait, d'être appelée Vannée des sur prises et. en effet, l'imprévu y eut la plus grande pari. Ce fut en 1875 que s'ou\Tirent assez brutalement îa plupart des questions financières et politiques que 1876

a aggravées sans les résoudre. Cette année qui se termine nous a-t-elle apporté, sur un seul des litiges ou des problèmes nés sous sa devancière, une certitude quelconque? A-t-elle dissipé des craintes ou fait concevoir des espérances? Non, son soleil n'a rien éclairé et aucun de ses' trois cent soixante-six jours n'a apporté au monde un seul gage de sécurité pour l'avenir. C'est 187C est ran- Vannée des inquiétudes, inquiétudes qu'elle lègue à

neo des inquie- ■* ' ^ ^ ^

tudes. celle qui va la suivre et que celle-ci aura peut-être

l'heur d'apaiser.

Est-ce la politique qui nous aurait donné ce gage

tant attendu, cette certitude du lendemain, qui permet

aux esprits de reprendre tout leur calme et aux affaires

tout leur essor? Revenons un peu sur ces douze mois.

Éiecîionsséna- En janvier, ce sont tout d'abord les élections sénatoriales. "' '

toriales qui s'opèrent avec le plus grand calme, mais

qui divisent tellement les voix qu'on ne sait à première vue s'il sera possible de former dans le Sénat une majorité. A l'extérieur, l'insurrection de Bosnie et d'Herzégow^ine qui, dès l'année précédente, a soulevé la question d'Orient, continue et donne lieu à une action diplomatique des trois puissances du Nord dont la pensée s'affirme dans une note plus fameuse qu'efficace sur les réformes applicables en Turquie. Cependant nos rentes que l'année avait trouvées, le 5 % à 104 fr. 50 et le 3 % à 66 francs, ne ressentent encore aucune influence fâcheuse des préoccupations politiques, qui, sans doute, n'ont pas acquis une intensité suffisante. Le 3 % dépasse le cours de 66 fr. 50; le 5 % celui de 105 fr. 40.

iaule?'°°*'^^'^ Février apporte l'agitation inséparable des opérations électorales qui se pratiquent sur toute l'étendue du territoire et l'émotion profonde que causent les résultats trop peu prévus de ces élections. Dès ce moment, on peut se demander, sans trouver une réponse rassurante, quelles seraient les conséquences d'un conflit entre une majorité de droite au Sénat, si elle venait à se constituer, et une majorité de gauche

1876. — L'ANNfiE DES INQUIÉTUDES

à la Chambre des députés. On trouve, il est vrai, une consolation, purement platonique, en pensant que le parti qui triomphe sera assez sage pour rassurer les intérêts. La question d'Orient suit son cours tortueux i tourmenté; l'Espagne seule donne quelque espérance, les carlistes y sont battus.

Tout cela assurément n est pas fait pour relever nos fonds publics : le 5 % retombe au-dessous de 103 francs; le 3 % est coté (S fr. 85.

Le mois de mars est moins rigoureux. Dans un discours prononcé à Lyon, M. Gambetta donne des gages de la sagesse des groupes républicains et des bonnes intentions qui les animent. Les scrutins de ballottage du 5 mars sont en général favorables au parti conservateur. Enfin, à l'ouverture des Chambres, le nouveau ministère Dufaure, Ricard, Léon Say présente une déclaration programme où abcndent les phrases rassurantes. Ce ministère qui ne doit pas voir s'achever le neuvième mois de son existence, affirme que « de la pratique loyale des lois constitutionnelles dépendent le repos, la grandeur, l'avenir de notre pays »; que « l'apaisement des esprits aux deux extrémités de l'Europe, cet ardent désir de paix, dont tous les peuples, comme tous les gouvernements, sont animés, favoriseront les négociations commerciales auxquelles le gouvernement se prépare. » Les ministres terminent en exprimant l'espoir que les difficultés éventuelles seront aplanies « par l'accord constant des deux Chambres. »

Le monde des affaires reprend aussitôt confiance : le 5 % remonte à 104 fr. 85 et le 3 % à 66 fr. 50.

Avril s'écoule sans trop d'encombre; on lève l'état de siège dans les quatre départements qui y sont encore assujettis. La commission du budget s'organise sous la présidence de M. Gambetta, qui s'attache à démontrer combien la prudence est nécessaire en matière de finances publiques. Enfin les Chambres prenneni leurs vacances.

Discoors de H.

Gambetta à Lyon.

3* cabinet D^ Taure. Son pnK gramme.

M. Léon Say, ministre des finances.

Snp pression complète de l'état de siège.

M. r.ambetU, président de la commission àm budget.

es FINANCES CONTEMPORAINES

En Orient, la Turquie en proie à des difficultés financières presque irrémédiables, se débat contre l'insurrection toujours ravivée.

Le mois a été tranquille; les rentes continuent à monter, le 5 % s'élève à 105 fr. 87, le 3 % touche le cours de 67 francs.

Rejet de Tain- Lg mois dc mai procure au parti conservateur de

nisti6.

réelles satisfactions. La proposition d'amnistie présentée à la fois par MM. Victor Hugo et Raspail, est repoussée à une forte majorité par la Chambre des députés et reçoit au Sénat un accueil plus significatif encore. Toujours 10- Au dchors, la question d'Orient s'envenime; l'attentat

rient. Entrevues ' ^ '

impériales. de Salouiquc cst cousidéré comme une manifestation des sentiments hostiles de la population musulmane contre les chrétiens. L'entrevue solennelle des deux empereurs et des trois chanceliers a pour résultat une note diplomatique qui ne paraît pas devoir produire plus d'effet que celle rédigée au mois de janvier, et au sujet de laquelle l'Angleterre réserve tout d'abord son adhésion.

Mais la Bourse ne s'effraie pas encore des complications extérieures, elle se contente de la sécurité audedans. Le 3 % qui gagne du terrain grâce à la consistance que prennent les bruits de conversion, s'élève à 67 fr. 85; le 5 %, qui a un peu fléchi, reste à 105 fr. 10. i/enseigne- Moius favorablc à tous égards, le mois de juin voit iT collation des sc dévcloppcr à la Chambre la discussion du projet de grades. j^. Q^y^-j^^ pour objet l'abrogatiou des articles 13 et 14

de la loi sur l'enseignement supérieur, votée en 1875. Il s'agit do réserver à l'Etat la collation des grades. La Chambre des députés adopte ce projet, non sans agiter l'opinion publique, qui s'étonne qu'il soit possible de remettre ainsi en question des lois tout récemment promulguées.

M. Buffet séna- L^ majoHté de droite du Sénat s'affirme en nommant

leur inamovible. ■'

M. Buffet sénateur inamovible, en remplacement de M. Ricard, décédé.

1876. — 1 /ANNÉE DES INQUILIUDES

Lie mois s'achève sur la discussion d'un projet fort bien accueilli par le public : le nouvel emprunt de la ville de Paris. Le produit de cet emprunt doit être en partie consacré à l'exécution de travaux dont l'achèvement coïncidera avec l'ouverture de l'exposition de 1878.

Des drames sanglants se déroulent à Constantinople. Le sultan est détrôné et ne survit pas à sa chute. Son successeur, Mourad, accorde un armistice aux insurgés de la Bosnie et de l'Herzégowine. Ces faits sont loin de calmer les inquiétudes que cause la question d'Orient. Aussi voit-on le 5 % redescendre à lOi fr. 60 et le 3 % à 67 fr. 35.

Le mois de juillet apporte avec lui de graves complications extérieures. La guerre éclate en Orient; la Serbie et le Monténégro embrassent ouvertement la cause des insurgés. Ici de graves questions se posent. Quelle sera, en présence de cette situation nouvelle, l'attitude des puissances? Quelle sera surtout pour la France, la conséquence des éventualités qui peuvent tout à coup se produire ? Ne sera-t-elle pas forcée de prendre une part elïective aux événements qui se préparent. L'inquiétude est grande, mais M. le duc Decazes porte à la tribune des déclarations qui ramènent le calme et la confiance. Il donne au Parlement l'assurance que l'attitude de la France sera toute de réserve; il rappelle qu'elle a acheté assez cher, trop cher même, « le droit de se consacrer exclusivement à son œuvre d'apaisement et de reconstitution intérieure, qui doit être son unique, sa continuelle préoccupation. »

D'autre part, le projet de loi relatif à la collation des grades est rejeté par le Sénat.

Assurément rien n'est résolu, rien n'est réparé; on ne sait si l'on doit craindre ou espérer ; mais on s'encourage à la confiance. Le succès considérable de l'emprunt de la ville de Paris, en dépit des vices du mode d'émission, entraîne le oublie, Iç marché efc les

L'n nouvel emprunt de la ville de Paris.

Abd-al-Aziz détrôné, avènement de Monrad.

Guerre d'Orient. Déclarations pacifiques du duc Decazes.

Succès de l'einpriint ilo |a ville tie l'diis.

cours : le 5 % s'élève au delà de 105 fr. 75; le 3 % monte jusqu'à 69 fr. 40.

térieure"'"'^*'" ^^ août, OU moute eiicore malgré la continuation des hostilités en Orient. Mais, à défaut de la paix au dehors, on jouit au dedans d'une complète tranquillité. Les Chambres se séparent le 12. MM. de Marcère et Ghristophle prononcent à Domfront, leur ville natale, des discours qui contiennent de larges promesses dont la réalisation complète est à tous les points de vue désirable, mais paraît encore bien lointaine. « La France est arrivée », s'écrie M. de Marcère, tandis que son collègue trace un vaste programme de travaux publics à exécuter : chemins de fer, rivières, canaux, etc. Si peu de confiance qu'on ait dans l'avenir, le pays aime à entendre parler d'affaires; aussi, disionsnous, la Bourse monte : le 5 % est à 106 fr. 30, le 3% à 71 fr. 80.

Déposition de Au Commencement du mois de septembre, la question

Mourad. Avene- ^ i -a

ment d'Abd-ui- d Orient semblait s'apaiser, quand tout à coup on ap- ^^^ ' prend la déposition de Mourad V, successeur du mal-

heureux Abd-ul-Aziz; il est remplacé par Abd-ul- Hamid, son frère. Ces révolutions de palais, de quelques formalités qu'elles soient entourées, produisent le plus déplorable effet. Malgré les victoires que les Turcs remportent sur les Serbes, en dépit d'une suspension d'armes de dix jours et des propositions de paix que fait le gouvernement du Sultan, les pessimistes semblent, cette fois, l'emporter. Les fonds ottomans sont en baisse nouvelle ; le 5 % turc se cote à grand'peine à 10 fr. 50; les fonds russes, si recherchés naguère, sont écrasés ; le 5 % russe de 1870, qui valait 102 francs au commencement de l'année^ est à 81 francs.

Cependant la politique intérieure fait trêve. Un incident soulevé à Lyon sur une question de préséance, pendant le voyage du maréchal de Mac-Mahon, ne par Grandes ma- vient pas à fixcr l'attention. Les grandes manœuvres

nœuvres mili- '■ °

•aires. de nos corps d'armée s'accomplissent de la manière

la plus satisfaisaiitL-; elles démontrent que nos nouvelles institutions niilitaiies sont entrées presque complètement dans les mœurs de la nation. Cela suffit sans doute pour conjurer les influences du dehors. Notre 5 % s'élève jusqu'à 106 fr. 82, et notre 3 %, qui bénéficie toujours de la vraisemblance des bruits de conversion, atteint le cours de 72 fr. 30.

Mais voici octobre. Les journaux publient les projets de la commission du budget; bientôt paraît le rapport de M. Gambetta qui, se proposant de fixer les bases d'un impôt sur le revenu, demande que Ton frappe les valeurs mobilières et avec elles les rentes françaises. Une telle proposition devait produire une impression d'autant plus vive que naguère on avait vu, non sans étonnement il est vrai, M. Gambetta se constituer le défenseur de la rente nationale. Le danger de semblables expériences pour notre crédit apparut nettement, surtout quand la publication des receltes du Trésor pour les neuf premiers mois de l'année eût montré avec quelle régularité vraiment merveilleuse s'effectuait le recouvrement des impôts actuels, dont le produit dépassait les prévisions budgétaires.

Peut-être pour atténuer l'effet produit par son rapport, M. Gambetta crut-il devoir témoigner de son amour de l'ordre. Il le fit dans un discours prononcé à Belleville, où il jeta résolument par-dessus bord ses fAcheux amis, partisans de l'amnistie et apologistes de la Commune.

C'eût été peut-être assez pour rafïermir les esprits inquiets si les complications extérieures ne s'étaient aggravées et n'avaient fait entrer la question d'Orient dans sa période aiguë. La Turquie, invitée à accorder un armistice de six semaines, en offre un de six mois et voilà de nouveau toutes les espérances de paix ajournées. Le résultat de ce mois troublé, le voici : le 3 % est à 69 fr. 15 et le 5 % à 104 fr. 70; soit sur l'un 3 francs de baisse, sur l'autre 2 fr. 10^ après avoir coté des cours plus bas encore.

M. Gambetta propose l'établissement d'un impôt sur le revenu qui atteindrait notamment les rentes françaises.

M. Gambetta.

Discours de Belleville.

Inquiétudes causées par les événements extérieurs et intérieurs.

En novembre, peu ou point de progrès sur nos fonds publics. C'est que les esprits sont vraiment lassés d'incertitude. M. Léon Say a beau repousser énergiquement les tentatives fmancières de M. Gambetta; M. le duc Decazes a beau affirmer la résolution du gouvernement de conserver la stricte neutralité; on a beau interpréter pacifiquement le discours du tsar à Moscou, rassurer les esprits sur les véritables intentions de la Russie et de l'Angleterre; le public ne croit plus; rien ne lui inspire confiance. Inquiet il était, inquiet il reste. La paix est douteuse, la réunion même d'une conférence diplomatique encore incertaine, le ministère Dufaure, de Marcère est ébranlé. Le projet d'emprunt des travaux publics paraît ajourner à un long terme l'opération de la conversion dont les bénéfices si considérables sont certains. La situation est aussi fâcheuse que possible pour les affaires. Nos rentes ne se relèvent pas : elles restent à 70 fr. 47 le 3 %, à 104 fr. 52 le 5 %.

Cabinet Jules Enfin, voici décembre avec une crise ministérielle

Simon.

virolongée dans les circonstances les plus déplorables, à un moment de l'année où îe caime est si nécessaire à notre commerce et à notre industrie. Après de pénibles et nombreuses négociations on parvient enfin à former un cabinet; le fonctionnement de la machine gouvernementale est assuré. D'autre part,- dans la conférence de nos diplomates réunis à Constantinople, l'esprit d'apaisement et de conciliation paraît l'emporter. Cependant, que voit-on? Le public se rassure-t-il? Il est et reste inquiet. L'année s'achève comme elle a inquietonesi; commcucé, coiume elle s'est écoulée : dans l'inquié-

Inquiet on reste.

tude.

cier.

Marché finan- Nous avons reproduit à grands traits mais aussi exactement que possible, l'ensemble des événements qui ont agité 1876; nous avons surtout cherché à dé-

gager la philosophie de ces douze mois d'une année plus inquiète que funeste, mais qui, en somme, paraît infructueuse à tous les points de vue.

Cette année qui s'achève, nous l'avons considérée dans ses résultats politiques et économiques; il n'est pas inutile de contrôler nos observations en envisageant uniquement ses résultats financiers.

En suivant les complications qui se sont produites, lantôt successivement, tantôt simultanément, à l'intérieur et à l'extérieur, nous avons montré l'influence qu'elles avaient exercée, mois par mois, sur les cours de nos fonds publics. Voici, en chiffres, le bilan de l'année :

Rentes françaises.

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