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Finances du Canada [microforme]

Sir LEONARD TILLEY : En me levant, M. l'Orateur, pour proposer que vous quittiez le fauteuil et que la Chambre se forme en comité des Voies et Moyens, je désire, comme c'est l'habitude, demander à la Chambre non seulement d'examiner les estimations de l’année prochaine et les changements que le gouvernement propose d'apporter au tarif, mais aussi de passer en revue, aussi brièvemont que possible, la condition financière du pays et les résultats obtenus par la politique que le parlement a adoptée en 1879. Nous avons déposé sur le bureau de la Chambre, depuis 1879, les rapports des départements, y compris les tableaux lu commerce et les comptes publics, qui donnent au parlement tous les renseignements concernant l'administration du gouvernement, ses dépenses, sa politique et ses actes. Je désire, M. l'Orateur, en cette circonstance, vu que la Chambre est en possession de ces différents rapports, je désire, dis-je,

attirer l'attention du parlement sur leur contenu, et j'espère

qu'avant de terminer, je serai en meruro de satisfaire les amis du gouvernement en ce qui concerne l'administration économique des affaires de ce pays pendant les cinq dernières années, et les succès obtenus par la politique inaugurée en 1879 et appe'ée ‘ Politique nationale.” J'espère aussi, je puis le dire, que les amis du gouvernement approuveront les faits et les observatiors que j'ai l'intention de soumettre ; et, comme les rapports des années écoulées de 1874 à 1879, lesquels donnent les résultats de l’administration de nos prédécesseurs, sont aussi devant le parlement, j'espère que, par le contraste que rous pourrons établir, nous aurons aussi l’assentiment des honorables messieurs de la gauche aux déclarations que je vais faire en faveur de cette politique.

Sir RICHARD CARTWRIGHT : Vous avez une foi bien vive.

Sir LEONARD TILLEY : Oui, j'ai une foi bien vive

M. l'Orateur, et je suis heureux de savoir qu'elle est plus forte que celle de l'honorable député ; et j'espère qu'avant de clore cette discussion—car, je ne doute pas que, comme dans les sesions précédentes, elle n’embrasse un vaste champ et qu’elle ne prenne beaucoup de temps—j’espère, dis-je, qu avant de clorc cette discussion nous aurons lieu de croire quo je suis plus près de la vérité que mon honorable ami de la gauche, qui considère les faits dont je parle sous un jour plus sombre que nous le faisons de ce côté-ci de la Chambre.

Pendant les trois dernières sessions du parlement, on a eu l'habitude —et cette ligne de conduite, d’honorables membres de la gauche l'ont suivie en dehors du parlement—on a pris l'habitude, dis-je, de travailler à démontrer que le gouvernement du jour a été extravagant parce que nous avons considérablement augmenté les dépenses du pays, et nos adversaires ont prétendu qu'il est conséquemment nécessaire d'augmenter les taxes du pays en proportion de l’augmentation des dépenses. Donc, M. l'Orateur, un des objets que

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j'ai en vue en m'adressant à cette Chambre en cette occasion, c'est de démontrer que bien que nous ayons augmenté les dépen-es considérablement, nous n'avons pas augmenté les taxes du pays au delà de l’augmentation de la population du Canada. Ilest très aisé pour les honorables députés de dire ici ou ailleurs que les dépenses ont augmenté de $24,000,000 à $30,000,000 ou $31,00ü,000, et de prétendre que cela est un fait qui prouve amplement et suffisamment l’extravagance du gouvernement. En examinant les dépenses du gouver nement précédent depuis 1874 jusqu’à 1879, je trouve que le chiffre moyen des dépenses a été de près de $24,000,000, de $23,900,000, je pense. C’est en 1877-78, je crois, que les dépenses ont été le moins élevées. Il était remarquable que 1es dépenses fussent moins élevées cette année-là qu’à l'ordinaire—je ne dirai pas dans quel but les honorables messieurs de la gauche réduisaient les dépenses pendant cette année et les augmentaient l’année suivante—mais pour les besoins d’une comparaison que je veux faire, et afin que les honorables députés aient tout le bénéfice de l’année 1877-78, je prendrai les dépenses de cette année et je les comparerai à celles de 1874, et j'appellerai l'attention de la Chambre sur chacun des items, pour montrer que plusieurs de ces dépenses qui ont été augmentées n’ont pas ajouté un seul dollar aux taxes, et qu’elles étaient nécessaires et justifiables dans l'intérêt public, La différence entre les dépenses pour 1877-78 et celles pour 1£84 a été de quelque chose comme $7,500,000, et je comprends parfaitement que l'affirmation de ce fait, dans le parlement ou au dehors, sans explication, est de nature à induire le public en erreur au sujet des dépenses du gouvernement. Le premier item que je considérerai, ce sont les dépenses sous le chef de chemins de fer et canaux. Les dépenses en 1884 ont été de $1,035,443.81 de plus qu’en 1877-78. Eh bien ! M. l'Orateur, cela a-t-il coûté quelque chose au pays ? Non. Au contraire, cela a été une épargne pour le pays. Laissez-moi vous donner, M. l’Orateur, les

recettes et les dépenses de 1874 à 1879 pour les chemins de fer et les travaux publics et les recettes et les dépenses depuis 1879 jusqu’à 1884, comme une preuve que l’augmentation des dépenses n'a rien coûté au pays, mais qu'elle a été dans l'intérêt du pays et du revenu. Voici les chiffres : Recettes depuis le ler iuillet 1874 jusqu’au ler juillet 1879... po vetroste sos S 8,616, 298

Dépenses depuis le ler juillet 1874 jusqu’au 1er juillet 1879 sus sesses soscrsne voonor eos 11,688,318

Déficit sus sovensesscoes cossosseeo@ 8,072,020 soit $614,405 par année.

Recettes depuis le ler juillet 1879 jusqu’au

1er juillet 1884. mu ne soosnones sovosoone B13,718, 389 Dépenses depuis le ler juillet 1879 jusqu'au

10r juillet 1884 sus sovses vroonoouesossou ee 14,476,470

Déficit CTILLECEECEEELLLELLLERELE EEE $ 758,081

Ou $151,616 par année. Il faut songer que dans la période comprise entre 1877-78 et 1884 il y a eu une augmentation de la longueur du parcours des chemins de fer exploités par le gouvernement, qu’il y a eu uneaugmentation des affaires, et que cela, naturellement, a accru les dépenses, spécialement parce que l'augmentation des affaires a correspondu à l'augmentation du parcours. Tout le monde comprend que vous ne pouvez pas transporter 100,000 tonnes eur un chemin de fer en faisant la même dépense que pour en transporter 70,000. Il faut nécessairement qu’il y ait une augmentation de la dépense; et, conséquemment, cet excédant de $1,030,000 est loin de représenter une augmentation d'impôts pour le pays, mais le déficit a êté réduit de $600,000 à $100,000, ce qui fait que le pays a reçu, financièrement parlant, un bénéfice d’un demi million de dollars.

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) L'item suivant, sur lequel je désire appeler l'attention de la Chambre, c’est le service des postes. Les dépenses pour 1884 ont été de 8588,026 de plus qu’elles n'étaient en 1877-78. Cela a augmenté d'autant le total des dépenses de l'année.

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