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Mais cela at-il ajouté aux taxes? Non; cela n'a pas eu ce résultat, J'ai entendu un honorable député de la gauche— je ne le vois par à son siège présentement —se plaindre de ce que le gouvernement, ct spécialement le directeur général des postes, n’ont pas amélioré le service postal dans un certain district. Nous savons que depuis 1877-78 le gouvernement a étendu considérablement les facilités postales, Nous savons que le nombre des bureaux établis, la longueur des chemins sur lesquels les malles sont transportées, le nombre des lettres, journaux et cartes postales, nous savons que tout Cela à augmenté, et je puis en appeler là-dessus aux honorables membres des deux côtés de la Cham bre, qui diront avec moi que l’amélioration du service pendant les cinq ou six dernières années a été véritablement bien considérable, sans compter le surcroît de déponses qu'il a fallu encourir pour établir un service postal dans le Manitoba et les Territoires du Nord-Ouest, où les dépenses seront, naturellement, bien au delà des recettes provenant du service pendant nombre d'années. Considérant cette augmentation defacilités, cette amélioration du service, l'ouverture de 4,000 ou 5,000 milles de chemin de for depuis 1874-75, et le paiement de subsides aux chemins de fer dès qu’on leur fait transporter des malles, il n’est que naturel de voir qu’il ya eu une augmentation très considérable des dépenses. Cela a-til ajouté quelque chose aux taxes du pays ? Aucunement, Voyons quels sont les faits relativement à ce service. Voici un état des recettes et des dépenses:
Recettes du ler juillet 1874 au ler juillet 1879....8 5,753,025 Dépenses du 1er juillet 1874 au ler juillet 1879... 8,358,360
Déficit... LRLRELELELRILIIEETEETE cos. P2,605,335 soit 8521,067 par année.
Recettes du ler juillet 1879 au ler juillet 1854....$ 7,748,560 Dépense du 1er juillet 1879 au ler juillet 1834... 10,064,549
ou $463,196, contre $8521,067 pour les cinq premièros anrées. C'est bel et bon de signaler l'augmentation des dépenses, mais du moment qu'il y a une augmentation do revenu qui égale ou qui dépasse la dépense, et pourvu que nous donnions des avantages additionnels au pays, je suis certain que cette Chambre et le peuple ne s’opposeront jamais à une telle augmentation des dépenses, effectuée dans ces circonstances,
L'item suivant sur lequel je désire appeler l'attention de la Chambre en procédant par comparaison, ce sont les terres fédérales. Ces dépenses ont été de 887,628 en 1877-78, et de $8166,893 en 1884, soit une augmention de 879,270, Maintenant, M. l’Orateur, quand nous considérons le vaste torritoire quiaété transféré au contrôle et à l'administration du département de l'intérieur, quand nous considérons les grandes ventes qui ont eu lieu pendant les trois ou quatre dernières années, quand nous considérone le nombre de colons qui se sont établis sur les terres de ce pays—terres dont nous n’avons retiré aucun revenu en argent—quand nous considérons que les recettes provenant de la vente des terres du Manitobs et du Nord-Ouest ont été de $889,392.61 de 1874 à 1878, pondant qu’elles ont été de $4,070,543.67 de 1879 à 1884, —quand nous considérons tout cela, je pense que la Chambre comprendra pourquoi l'administration d’une si grande propriété, la vente d’une si vaste étendue de pays, l'établissement de dizaines de mille personnes sur nos terres, justifient l'augmentation des dépenses, qui, l’année dernière, ont dépassé d'environ 860,000 ou $7? 000 celles de 1878.
M. MACKENZIE : Cela est-ilen dehors des dépenses du capital ?
Sir LEONARD TILLEY : Non. J’arriverai à cela toutàl’heure. L'honorable député verra que je ne l’ai pas oublie.
L'item suivant des dépenses ce sont les travaux et édifices publics. Les dépenses sous ce chef ont été de $998,594.70 en 1877-78. En 1884 elles ont été de $2,908,85 1,65, soit une
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augmentation de dépenses s'élevant à $1,910,256,95. L'année dornière les dépenses pour les havres et édifices publics et tous les travaux sous la direction du département des travaux publics ont presque triplé celles de 1377-78. Maintonant, M. l'Oratour, j'admets que ces dépenses sont une charge pour le pays. J'admets que nous n'obtenons ici aucun revenu direct. Mais qui dira que si le gouvernement ou le pays a un surplus sutlisant pour induire le parlement à voter des sommos d'argent pour la construction des édifices publics, pour l'amélioration des havres et des rivières —le gouvernement n'est pas justifiablo de faire des dépenses de ce gonre. Ces travaux et ces édifices forment une partie de l'actif du gouvernement. Si nous ne construisions pas ces édifices nous aurions à payer du loyer pour des édifices inférieurs, et nous savons parfaitement bien que la politique du gonvernoment du Canada a été et ser nécessairement de construire de ces édifices “ans chaque village et dans chaque ville d'importance À travers tout lo Canada, chaque fois que les fonds du gouvernement l permettront, Il s'agit soulement de savoir si le trésor permettra ces travaux et sous quel délai ils pourront être entrepris. Nous savons parfaitement que le trafic et le commerce du pays dépendent considérablement des facilités qu'on leur donne. Depuis 1867 nous avons dépensé une somme considérable d'argent à améliorer nos rivières et nos ports et à établir des havres de refuge dans tout le pays, et je n'hésite pas à dire que, dans mon opiuion, chaque fois que la fortune du pays le permettra, le parlement approuvera la construction de ces édifices destinés au service publie dans tout le pays, aussi rapidement que le travail pourra être fait,
L'item suivant c'est l'intérêt, et sous le chef de l’augmentation dos dépenses pour cet item, il y a la somme de $651,297.06 payée en intérêts au delà du chiffre de l’année 1877-78. Une grande partie de cet intérêt est contrebalancée par l'augmentation des receries de l'intérêt, ce qui fait une
réduction d'environ $300,000. Mais je suis en état de déclarer ici, que bien que cette somme soit nominalement plus
élevée de $651,2y7 que celle payée en 1877-78, l'intérêt net.
payé par le peuple d:: Canada en 1884, relativement à sa population, a été de 8k cents par tête moins élevé qu’en 1877-78.
L'item suivant qui augmente les dépenses, c’est la somme de 8337,746.65 que l'on a payée au fonds d'amortissement de plus qu’en 1877-78. Il me suffira de rappeler à la Chambre que le fonds d'amortissement est une somme que l’on met de côté pour racheter la dette et que c’est virtuellement une réduction de la dette pour autant, au lieu d’être une augmentation des taxes, bien qu’elle paraisse dans les comptes du côté des dépenses.
L'item suivant c’est l'immigration et la quarantaine. Dans l’année 1877-78 les dépenses sous ce chef ont été réduites considérablement, si on les compare à celles des trois années précédentes. Elles ont été de $180,691.44, pendant qu’en 1883-84 elles avaient élé de $575,326.72, soit une augmentation de 8394,635.28. Je puis dire aux honorables députés de la gauche que la dépense moyenne pendant leur administration, pour l'immigration et la quarantaine, a été de $300,000 par année, et pour les cinq années de 1879 à 1884, de $340,000 par annéo, avec des résultats qui, j'ai à peine besoin de le dire, ont été trois fois meilleurs quo ceux produits pendant les années écoulées depuis 1874 juequ'à 1879. Je ne crois pas, M. l'Oratenr, qu'il soit nécessaire pour moi d'ajouter quelqne chose au sujet de cette classe de dépenses.
L'item suivant c'est la milice et la défense, département dans lequel les dépenses ont été de $8618,136.58 en 1877-78; et de $8989,498.22 en 1584, soit une augmentation de 8371,364.64. Mais si nons remontons dans le passé et que nous prenions les cinq années de 1874 à 1879, nous trouvons que les dépenses pour la milice ont été à peu près les mêmes