LA FRANGE PEUT PAYER 1A
[pêche à la ligne , et cela en oubliant de faire entrer en fligne de compte des rentrées mensuelles certaines. Naturellement, en tablant sur des ressources [aussi aléatoires, le comptable bohème a toutes îles peines du monde à prévoir ce qui serait nécessaire à la fois pour payer et pour mettre la [maison debout. Mais un beau matin le père de Ifamille voudra voir clair dans ses affaires. Il jettera un coup d'œil sur le cahier de comptes et sur [l'échafaudage des prévisions ; et après un grand [éclat de rire, il renoncera aux élucubrations et >aiera avec ses rentrées au fur et à mesure de leur réalisation .
A la question (( La France peut-elle payer? » on courrait répondre par une autre question : « Qui 'a pas la faculté de changer de poche son porte- Èinonnaie ? »
Le budget ouvre 2/1932 201 835 francs de crélits à divers ministères, mais pour payer quoi? >our payer des rentes aux porteurs de notre dette intérieure, pour verser des pensions, pour nourîr des fonctionnaires et enfin quelque peu pour Paire des travaux chez nous.
Pourquoi ne pouvons-nous pas payer des somles qu'en définitive nous sommes appelés à recevoir ?
Le Pays peut indéfiniment se payer à lui-même [uelque treize milliards d'intérêt. Il perd les frais le perception mais c'est tout.
732926 fonctionnaires peuvent recevoir de
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l'Etat l\ 9o5 264634 francs. Queferont-ils de celte somme, sinon de la porter chez leurs boulangers, leurs bouchers, leurs tailleurs lesquels ont la veille versé des contributions qu'ils voient ainsi revenir. Et avec le système actuel d'impôts peutêtre ne paieront-ils que demain ce qu'ils ont reçu aujourd'hui. Somme toute, il n'y a de perdu que ce que rendraient en travail utile les fonctionnaires en surnombre.
Je ne vois rien dans la nomenclature des crédits pour nous acquitter envers l'étranger de ce que nous lui devons, soit en capital, soit en intérêt, et je le regrette, car de ce côté il ne s*agit pas d'une simple compensation, mais d'une application au pied de la lettre du proverbe « qui paie ses dettes s'enrichit ».
Tout paiement de nos dettes à l'étranger améliore le change, c'est-à-dire le prix de revient pour nous de tout ce que nous lui achetons et, quel que soit notre penchant à la restriction, il s'agit encore de quantités énormes. Je crois que si l'on calculait bien on trouverait que l'améhoration du change nous rembourserait en capital et dans un délai très court tous nos remboursements à l'étranger.
Ce qui fait le change, ce qui le maintient, c'est la conjugaison de nos dettes d'Etat avec nos achats à l'étranger. Les années 191 9 et 1920 avec leurs excédents d'importation de 23 milliards 9 et de 12 milliards 9 sur les exportations nous ont