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sur notre marché ; les dollars américains, les Valeurs autrichiennes, et bien d'autres, ont une importance considérable dans les placements Irançais ; mais nous prenons sur le fait, pour ainsi dire, à la lecture do ces relevés, l'exportation d'un nombre considérable de titres étrangers, et c'est ce que nous cherchions.
Nous ne pouvons pas pénétrer plus avant. 11 y a eu des titres étrangers exportés en grande quantité, et il en reste en France des <[uantités plus considérables encore, dont les coupons ont fourni du change ; ce sont là deux faits acquis; mais ([liant à faire le compte exact des exportations et du stock des valeurs étrangères en France, il n'y a aucun moyen d'y arriver.
Il faut ajouter à cette exportation ce <|iii est resté pendant quelque temps des emprunts français à l'étranger ; mais les pays où il se fait des épargnes, et la France est de ce nombre, rappellent bien vite leurs emprunts à rintéricur. Ce qu'on a placé ou vendu à l'étranger d(^ rentes françaises 5 du 3 pour 100 n'a pas tardé à l eprendre la route de la France, et Tannée 1874 ne se passera pas avant qu'on puisse dire que les 5 milliards d'emprunts sont classés dans le pays même et sans le secours de l'étranger.
Quant à l'opération même du change entreprise par le Trésor français et à la composition du portefeuille de 4 milliards et plus que le Trésor a réunis, on peut dire que les coupons d(» vn'<Mirs étrangères restées en France, et que
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les valeurs étrangères (jxportées en ont doiinéla majeure partie, presque la totalité, à l'exclusion du mouvement des marchandises, qui s'est balancé pour les trois années, et du mouvement des métaux précieux, qui n'a pas été aussi considérable qu'on pouvait le supposer, et «{ui n'a fourni que peu de chose en dehors des envois directs faits par le Trésor français à l'AllemaLinr.
Les choses se sont passées comme si les ô uiilliards avaient été remis à Berlin en titres de rente, et comme si les Français avaient envoyé leurs épargnes à Berlin pour racheter ces titres de rente, de même qu'ils les envoyaient auparavant en Italie, aux États-Unis, en Autriche et en Turquie, pour acheter do la rente italienne, américaine, turque, ou des actions ou obligations des chemins de fer autrichiens.