‹ Finances publiques, liberté du commerceChapitre 14 sur 29 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Après avoir terminé lexposition des faits, il est facile d'en tirer une conclusion générale.

La France est un pays où il se fait des épargnes annuelles dans des proportions considérables; elle n'a cessé d'en faire au milieu de ses malheurs cjne pendant un temps très court, et encore pendant cet espace de temps l'arrêt des épargnes n'a-t-il pas été général.

Dès la fin de 1871, pendant toute l'année 1872,. le cours antérieur des choses s'est reformé ; le

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flot (les épargnes a recommencé à monter. Un emploi tout naturel de ces ressources nationales s est offert dans les gi-ands emprunts français, qui ont joué le rôle que les émissions de valeurs étrangères avaient joué les années précédentes.

C'est une grande consolation que d'assister à un pareil spectacle, car on y trouve le secret de notre force vive. Il n'est pas douteux que, par la continuation de ce mouvement, les épargnes françaises ne rétablissent, s'il ne lest déjà, notre stock métallique, et qu'après l'avoir reconstitué, elles ne sollicitent un emploi dans des .♦entreprises industrielles nouvelles à l'intérieur ou à l'étranger.

L'opération des 5 milliards n'a réussi que parce qu'elle a pu être, pour ainsi dire, moulée sur les iacultés du pays, au fiu' et à mesure que ces facultés se sont révélées.

Le succès de cette opération sans précédent tient à la prudence, mêlée à une sorte de témérité, avec laquelle elle a été conduite. Il fallait ^gir vite i>our arriver promptement à la libération du territoire, assez vite pour employer toutes les épargnes réelles et tout le change possible, assez prudemment pour ne pas dépasser une limite au delà de laquelle on aurait •eu à se débattre contre une crise financière des plus graves, et une crise monétidre qui aurait pu renouveler les désastres du papiermonnaie, heureusement inconnus en France depuis 75 ans.

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