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ARCHITECTURE CIVILE

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KiG. 4G.

— Bruxelles. — Hôtel

DE Ville.

(Cliché Neurdein.)

de dix-sept arcades supportant une plate-forme d'où s'élèvent deux étages pourvus de fenêlres rectangulaires ; celles de l'étage supérieur sont en arcs brisés. Au-dessus de la corniche règne un parapet crénelé. A peu près au milieu de la façade, se dresse une tour élancée, carrée jusqu'à la hauteur du quatrième étage, puis octogonale jusqu'à son sommet. A chaque étage, les angles de la tour sont ornés de tourelles. C'est la plus élégante et la plus correcte des flèches gothiques que nous possédions.

L'Hôtel de ville d'Audenaerde (fig. 47), entrepris en 1 527, achevé en 1 530 sous la direction de Henri Van Pede, architecte de la ville de Bruxelles, est de dimensions plus réduites. L'abondance d ornements tourne à la profusion, sans dépasser cependant les limites du bon goût ; dans son ensemble, cet Hôtel de Ville demeure une merveille de luxe délicat, qui contraste étrangement avec les constructions dénuées de toute prétention artistique dont il est entouré. Comme à l'Hôtel de Ville de Bruxelles, une galerie ouverte court le long du rez-dechaussée ; au-dessus de celui-ci, deux étages ; à hauteur de la gouttière, une balustrade surmontée de grandes statues ; au milieu, une tour qui n'a point la sveltesse de celle de BruxelLs et dont la pointe, comme la flèche de Notre-Dame d'Anvers, s'achève en style Renaissance.

L'Hôtel de Ville de Louvain (fig. 48) fut commencé en 1448 et inauguré en 1463. L'architecte en fut Mathieu Layens. L'extérieur est remarquable par la richesse inouïe du travail. Le dessin en est régulier et

— AlDENAERDE. — HÔTEL

DK Ville.

(( lulic Kcmliiigher.)

parfailrmctjl Ijornogcnc, mai» Ict friandes \\^\\q% disparaissent sous Ici sculptures cl Ir» orrirmrnl». C'*c»l un (}i<f-(l'(i'uvrc de ciselure plulôt que d'architecture.

Au même style et à la même e'pcxjuc se raltaclic la lifjursc d'Anvers, ediliee en 1331 par Dominique de Waj<liemalccre, et rebâtie en 1868 d'après les plans de l'arclntccte Sclidddc, fjui avait repris à son prédécesseur les parties les plus caractéristiques de son œuvre : les galeries ouvertes soutenues pa/ des colonnes dont les fûts sont ornés a profusion de motifs de style flamboyant.

Le même luxe ornemental distingue le palais des Princes-Evêques de Liège (fig. 49), consistant en deux vastes préaux ou cloîtres entourés chacun de galeries à colonnes. Le fût. le socle et le chapiteau en sont ornés de nnceaux d'une élégante sobnété. Ce palais est le plus vaste et le plus beau que jamais nos princes se soient fait construire et un des plus beaux de l'Europe médiévale.

FlO. 48. — Lot'TAIX. — H6TEL

DE Ville.

(Cliihi Sfuriein )

Le peu de sculpture gothique qui a subsisté prouve que cet art n'atteignit pas à la beauté de la statucure française de la

même époque. Parmi les plus importants spécimens de cet curt, citons le basrelief surmontant le portail de l'hôpital Saint- Jean à Bruges, exécuté au Xll' siècle, et lécuyer du beffroi de Gand, sculpté en 1337(hg. 50).

Les figures religieuses, conformes à l'idéal chrétien de l'art gothique, ,-, , , , . n c- *v ...- expnment moins la beauté

biG. 40. — LiEiiE — Palais des Evèqles ^ .

(Cliché Lévy.) physiquc quc 1 être moral,

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