CORNEILLE DE VOS
KiG. 480. — Corn. De Vos. — Le Messager DE LA Corporation de Saint-Llc.
(Mu&ce d'Anvers.) (Cliché Uermans.)
consacrées (fig. 479), qui date
de 1 630 et se trouve au Musée
d'Anvers ; le Sacre de Salo-
mon du Musée Impérial de
Vienne, ainsi qu une réplique
en largeur de ce dernier tableau ,
faite pour orner un dessus de
cheminée, dont il fit don à son
beau-frère François Snyders et
qui appartient aujourd'hui à
l'auteur de ce livre. 11 était avant
tout portraitiste, et c'est en cette
qualité qu'il s'acquit le plus de
renommée. Quand Rubens se
voyait débordé de commandes
de portraits, il adressait ses
clients à Corneille De Vos en
leur disant qu'ils seraient aussi
bien servis. Le grand peintre exagérait, il est vrai. En général, la couleur
des portraits de De Vos est froide et vitreuse. Les deux meilleurs que
nous possédions sont celui d'Abraham Grapheus, le bedeau de lagilde
de Saint-Luc (fig. 480), au Musée d'Anvers, peint en 1620, et son
propre portrait avec sa femme et ses deux enfants (fig. 481), au Musée de Bruxelles. Ces personnages diffèrent notablement de ses autres portraits ; c'est un tableau de parfait bonheur conjugal, peint avec une affection reconnaissante. Le ton est brun, la lumière tempérée. Le Grapheus est une figure originale s'il en fut, même un peu burlesque avec toute cette orfèvrerie qu'il arbore sur sa poitrine. Ses portraits ainsi que ses compositions historiques accusent, à coté de qualités personnelles, des réminiscences de l'école antérieure.
FiG. 481. — Corn. De Vos. — La Famille