‹ FlandreChapitre 116 sur 173 · DU PEINTRE · texte numérisé non relu

DU PEINTRE

lMHf.de de liruxelles.) (Clicht* Heniuins.)

n.ANnni.

Fi<;. 4H2.

- JoRUAK.SS. — I^'AOOBATION DKS BkHGERS.

(Mtisce Je Stockholm.)

I j- plui ((rand cJci maîtres flatruinds du X\'ll' MccJcaprct Kulx-it»

ri Van DyckrM Jacquet Jordaen».

Si I^ulxTis fui |r |»nr»tre d»'« li»-fo», '^IrsIialMtanUduC.icIcldi»! CJl>in|M-, \ an Dyck lifilcrprclc de» i/rince», de larislocralic de r.aissance et d<-

1 r'iitc inlfllccluclle. Jordarr.6 fui N ( lianlrc de la Ixjurgcoisie el du jx uj)le. 11 sympathisait avec le» gen» d* ^a caste ou de »on entourage ; leur* mœurs et leurs façons lui étaient chères. Il préférait la réalité "a l'idéal et chez lui l'observation primait L fantaisie. Il était fnand de la ix-aut' matérielle, des formes opulentes qui gonflent l'étoffe des corsages et des jupes ; des buveurs et des mangeurs insatiables; des joyeux lurons de tout âge, la bouche ouverte pour le rire ou la chanson. 11 prenait sa part de l'allégresse régnant autour de lui ; il se constituait volontiers l'interprète des proverbes. Au surplus, il adorait plus que tout autre la franche couleur flamande et la lumière

éblouissante ; il les faisait briller

et rayonner dans toutes ses œuvres. Il avait débuté par une couleur solide et émaillée, qu'il ne devait a personne, et à son maître Adam \'an Noort moins qu'à tout autre. 11 avait même déjà produit des œuvres superbes quand il subit l'irrésistible puissance d'attraction exercée par Rubens.

Certes, il préserva son originalité plus tard, mais il conforma son style au goût du jour, comme Gérard Zeghers l'avait fait avant lui.

Jacques Jordaens naquit à Anvers en 1593. Il ne se rendit pas en Italie et demeura le plus irréductible Flamand de tous les

FiG. 483. — Jordaens. — Le Paysa.n

ET LE Satyre.

(Coll. M. A. Cels. Bruxelles.) (Cl. Becker.)

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