‹ FlandreChapitre 135 sur 173 · II. A NI) m · texte numérisé non relu

II. A NI) m

FiG. 563. — (^iiRisTOPHK Jkgher.

La Mahciie de Silène.

(lïaprùs Ritbcus.

\)T(A\iiii. Dans celte j>éruxie. ccft Rubcns encore qui domine l'art de la tapisserie. A la fin du XVI' sif!clc et au cour» de la terrible guerre qui sevil ï>endant plus de vingt ans et qui eut des conséquences si lamentables, cet art et cette industnc. comme tous les autres, curent cruellement a soufïrir ; ils se relevèrent lorsque la [jaix fut rentrée dans le pays et que les archiducs Allxrrt et Isabelle y jouissaient dune souveraineté relative. A Bruxelles, les métiers se remirent au travail.

Cette ville ne conserva pas a vrai diie la suprématie en Europe : de tous côtés, à Pans, à Lille, en Espagne, en Italie, des ateliers s'étaient fondés ; mais toujours a Bruxelles on travaillait activement, on exportait considérablement ; la fortune plus ou moins florissante du pays devait décider de l'avenir de la tapisserie. Rubens, sollicité de tous côtés et travailleur inlassable, fournit aux ateliers bruxellois

quatre grandes sénés : l Histoire de Décius Mus destinée à des négociants génois ; les Triomphes et les Figures de l Eucharistie commandés par 1 infante Isabelle pour le couvent des Clansses à Madrid (fig. 567) ; FHistoire de f empereur Constantin exécutée pour Louis XIII ; FHistoire d Achille pour Charles I" (fig.

568). Chacune de ces séries fut reproduite plusieurs fois.

Comme pour toutes les branches de l'art dont Rubens s'occupa, il apporta une vie nouvelle dans la tapisserie. Les cartons qu'il fournit n'étaient plus des

Fig. 5ÔÔ. — Gér. Edelinck.

La Madeleine.

(D'après Le Brun.)

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