NOUVELLE ECOLE D'ARCHITECTURE
encore les formes et les motifs d'ornementation pastichés par la tradition et les remplaçant par des ensembles souples et des lignes de détail répondant à l'usage des objets (fig. 576). Feu M. Hankar et son élève M. Horta, deux architectes bruxellois, se distinguèrent parmi les adeptes de la réforme et érigèrent dans la capitale du pays mainte construction se distinguant par son originalité en même temps que par son élégance. Plusieurs
architectes (fig. 577, 579) anversois entre autres M. J.
Hofman, s'engagèrent dans la même voie (fig. 578). Un style nouveau aux lignes nettement déterminées et admises
par le grand nombre n'a pas été créé ; mais une école se constitue et s'étend, qui a fait table
rase des abus d'un au-
tre âge et a ouvert les voies à des réformes dont profitera l'avenir.
La création de la Belgique indépendante ouvrit une époque exceptionnellement florissante pour lasculplure. Cette ère embrasse deux périodes : une première qui s*étend de 1830 à 1880, une seconde qui comprend les vingt dernières années du XIX* siècle. Au début de la première, s'illustrèrent les frères Geefs ; ils n'étaient pas Vu;. 584. moins de six, tous sculpteurs. Le mieux doué * " ^^^"^ ''•■-■^ Stappen. était l'aîné, Guillaume Geefs (fig. 580), né a ';,""^'7 ,t ' ''r,'";
Yi 00-7 (Mit^ce de HruscUcs.)
Anvers en ]o05, mort à Bruxelles en 1883. icudic hchvui.)
Louis-Eugène Simonis.
Statue équestre
de godekroi
DE Bouillon.
(liruxcllcs.) (Cliclic Xcis )
Hjy
FLANoni:
Vu;. 585. — Julien Dillens. — Justice.
(Palais de Justice de Uruxclles.) (Cliché iJelceul f
11 r'tail aile s'y fixer de»
1833 : en 1836. il y créa un fJc SCS chefs-d'œuvre :
K^f^^'^^^iÉ ^j^^H '^ statue du général Vx:- IjTr 7 ^M^^^^l ''^'^^ ' l'année d'après, il
ijlf^^v "i^yy*"^^ J^^^l '^'^ï'» J'* tomixrau du comte ^T . ^^ ~ l^b^^HH l'rédéricdc .Mér^xie f>our
Samte-Gudule. Il sculf^ta ensuite quantité de ces statues, dont le nouveau royaume orna nos places publiques, afin d'honorer les grands hommes de la patne : Rubens à Anvers, Grétry a Liège, Léopold 1 ' sur la colonne du Congrès à Bruxelles. Et ce sont encore des mausolées jx)ur nos églises et nos cimetières, des chaires de vérité, des groupes, des portraits en pied et en buste sans nombre. 11 avait assoupli la raideur académique ; il savait trouver le mouvement naturel mais sans grande hardiesse. Malgré tout, il reste, comme tout son groupe, un classique. Ces sculpteurs connaissaient leur métier ; ils avaient le goût des belles formes, mais leur art était plus ingénieux que profondément senti. Son frère Joseph Geefs (Anvers, 1808-1883), moins original, fut néanmoins un artiste robuste, consciencieux et surtout fécond : ses ouvrages se comptent par centaines. Le plus remarquable est la statue de Léopold r, à Anvers. Louis-Eugène Simonis (Liège 1810- Bruxelles 1882 ), l'auteur de la statue équestre de Godefroi de Bouillon (fig. 583) à Bruxelles ( 1 848) et de nombre d'autres œuvres méritoires, est large et dramatique d'allure et possède de plus une facture énergique. Pierre de X^gne (Gand. 1812- 1877), a qui l'on doit la statue de Jacques d'Artevelde sur le Marché du Vendredi a Gand; Charles-Auguste Fraïkin (Herenthals 1817-Bruxelles 1893). le sculpteur du mausolée de la reine Mane-Louise à Ostende, ainsi que du groupe des comtes d'Egmont et de Hornes a Bruxelles ; Joseph-Jacques Ducaju (Anvers, 1823-
Fig.
GUILLALME
De Ghoot.
L'Activité ouvrière.
(Musée de lîruxellcs.)
(Cliché
Lhlicul f