LA JEUNE FCOLE DE PEINTURE
FiG. ()OI. — GUSTAVK WaPPKKS. — Joi'RNKKS
DE Septemiire i83o sur i.a grand place
l)K BRfXKl.I.KS.
(Musùc de liruxcllesj (Cliché Ikrmans.)
Dillens, Charles Samuel, Charles van der Stappen, Josue' Dupon (fig. 598), Alphonse Van Beurden (Anvers, 1 854) se sont distingue's dans cette spécialité.
Au début du XIX- siècle, Louis David, le chef de la jeune école de peinture, ne tarda pas à être admiré en Plandre et son prestige à s'y manifester.
Joseph Suvée (Bruges 1743-Rome 1807) courut à Paris s'enrôler dans cette nouvelle légion romaine. Mathieu
Van Brée (Anvers, 1 773- 1839) se rendit aussi à Paris en 1 796 pour y apprendre son métier chez Vincent. Rentré à Anvers en 1800, il professa et propagea les principes de David. 11 fut professeur (1804), puis directeur (1827) de l'Académie de sa ville natale. Dans les autres villes de Belgique, son exemple fut sui.vi par Odevae.e (Bruges 1 778-Bruxelles 1830), Vane Hanselaere (Gand, 1786-1862). François-Joseph Navez (Charleroi 1 787-Bruxelles 1869), tous élèves de David. Ce style pseudo-classique porta le dernier coup à la vieille école flamande. Au lieu du réalisme plat et bourgeois du xviir siècle, ce souffle nous apporta le culte des héros grecs et romains. La révolution fut radicale, universelle, mais elle était l'œuvre de l'étranger. Dessiner d'après les modèles classiques, consacrer de vastes toiles à la glorification des grands gestes patriotiques ou se rabattre sur la fable pour en tirer
Fig. 6o2. — Ernest Slingeneyer.
La bataille de Lépante.
(Musée il c Itruxclles.) (('liclié llermans.)
ao
m. Oo'i. — \)\: Kkysf.r. — Combat de taureaux
(BKAVU lORU.)
(Musée J'Anitri ) (CJuhi He/mani.)
(l<s compositions cliarman- Icft, nos artistes nCurrrit plusd'autrcs amliition». Le dessin primait tout le reste; lacouhur (l<vcnait l'arc c-ssoire; la vente vivante, la réalité sans apprêt était sacrifiée à la beauté (l<-.s formes. (. est dans cet esprit (juc Van Ijrée peignit de grandes toiles comme F Arrivée de Napoléon I ' à Anvers en 1803, dans laquelle i!
règne une incontestable grandeur.
Le plus méritant des disciples de David fut Navez. il avait étudié à Pans cliezce dictateur de la peinture, et le Songe cf A t ha lie { 1 830) du Musée de Bruxelles témoigne de la dévotion avec laquelle il s'était assimilé le style de son maître. De même, sa Madone (1848) du Musée d'Anvers (fig. 599) révèle l'influence des célèbres maîtres italiens. Les yeux rêveurs et pleins de tendresse de la Sainte \ lerge, 1 Enfant-Dieu gentiment potelé, évoquent les chefs-d œuvre de Raphaël. Navez excelle surtout comme portreutiste. Son propre portrait (1826) et celui de la famille de Hemptinne (1816), tous deux au Musée de Bruxelles (fig. 600), sont des ouvrages un peu froids, mais d'une irréprochable tenue. Navez ne fut pas le seul à
qui Pans ne suffisait pas et qui entrepnt divers voyages dans le Midi. A quarante-huit ans, \ an Brée avait fait le pèlerinage à Rome ; Paelinck (Gand 1781 -Bruxelles 1 839) avait visité la ville éternelle dans sa jeunesse ; MaesCanini(Gand 1794- Rome 1 856) passa la majeure partie de sa vie au delà des Alpes.
Fig. t3o4. — Gallait. — Les tètes coupées. (Musces d'Anvers et de Tournai.) fCliche Hermans.)