CONTEMPORAINS
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DK BruAPKsr.
(Mtti^cc Je Itnt.wllcs.) iCliclié Ilcrmaiis.)
FiG. 625. — Vkki.at. — La déi-ense
DU THOIPKAU.
(Musée d'Anvers.) (Cliclià Ilennans.)
le cas dans sa Folie Je Hugo Van der Goes (fig.
627), Musée de Bruxelles (1872), qui demeure un chef-d'œuvre de notre école moderne. Il s est montré parfait dessinateur dans ses esquisses rapportées de l'Orient. Il est un des portraitistes les plus célèbres d'Europe, alliant des dons de pénétrante observation à
une facture magistrale.
Les portraitistes d'ailleurs abondent en ces temps.
Nous avons déjà nommés Navez,Gallait, Nicaise de Keyser ; Jean Van Beers, dont les porlrails sont travaillés comme des joyaux; nous y ajoutons Charles Ooms, l'élève de De Keyser ^ le comte Jacques de Lalaing (fig. 628), qui, dans son Chasseur Préhistorique (Musée de
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L 'SiP^I
Fig. 627. — K.Mii.F. Wauters. — La iolie
m: Hugo Van der Goes.
(Musée de Uruxellcs.f (Cliché Hennans.)
/ 1. t:, ijhi.
FiG. 628. — (vO-MTE JaC^I KS
Di; Lalaing.
Portrait de prAtrf.
liruxcllcR), s'imposa aussi comm'* i^rintrc (Je ii^^urcs héroïques et ci animaux i^i^dutesques, remplis de grandeur farouclie.
I^e plus admiraf)!c fui Lievm de Win ne (Gand 1821 -Bruxelles 1880). Dans ses principaux ouvrages, il est le dijçne descendant, nous dirons même l'hénlier direct de noscelèbres maîtres du XVI !• ticcle. bien qu'il ne les imite en nen. Sa noble simplicité, sa facture souj^le et copieuse, d'une souveraine probité, et cette touche dune rare e'Iëgance que I on remarque par exemple dans le portrait de Lëopold 1 , au Musée de Bruxelles (fig. 629), marquent son œuvre du cachet d'une impeccable .natunté.
Nos peintres de la vie quotidienne, plus nombreux encore, sont souvent représentés de la façon la plus honorable dans nos musées. Ce sont Alexandre
Marckelbach (Anvers 1 824- Bruxelles 1906), à qui les mœurs de nos anciens rhétoriciens inspirèrent un groupe rappelant un tableau analogue de Jean Steen ; André Hennebicq (Tournai 1836-Bruxelles 1904), qui rapporta de la campagne romaine un souvenir dont la grandiose simplicité fait peut-être de cette œuvre la meilleure qui ait été inspirée à nos peintres par les contrées transalpines (fig. 630) ; Charles Hermans (Bruxelles, 1839), qui prête à l'anecdote la portée de la grande peinture dans sa toile célèbre A l'Aube (hg. 631) du Musée de Bruxelles.
Parmi les peintres qui se préoccupèrent surtout, et même exclusivement de peindre, s'imposent Louis Dubois (Bruxelles, 1830-1881), qui traitait la nature morte ou la nature bien vivante,
Fig. Ô2Q. — LiÉviN de Winne.
Portrait de Léopold I".
(Musée de Bruxelles )
iCliché Hermans.)