DANS LA CA.MPA(}NE ROMAINE
(MtisL'c moderne de Uruxelles.) (('liclié Lcvy)
les animaux, les portraits, le paysage, le tout de la même pâte robuste, et Edouard Agneessens (Bruxelles. 1842-1885), qui était aussi solide de facture que Dubois et peignit, entre autres, des portraits brosse's d'une couleur triomphale.
Durant les cinquante premières années qui suivirent le réveil de l'école flamande, la peinture religieuse fut un peu sacrifiée. Pourtant nous devons signaler la tentative faite par Guffens (Hasselt 1823- Bruxelles 1901) et Sweerts (Anvers 1820- Prague 1879) pour introduire en Belgique la peinture murale que l'école nazaréenne avait remise en honneur chez les Allemands. Leurs ouvrages sont de méritoires pastiches, mais destableaux sans vie. Néanmoins, la peinture murale reparut chez nous grâce à leur initiative. L'Etat et les villes l'encouragèrent dans la mesure de leurs ressources. Victor Lagye fut chargé d'orner la salle du mariage à l'Hôtel de Ville d'Anvers ; De Keyser, le vestibule du Musée ; Charles Ooms et Pierre Van der Ouderaa, le Palais de Justice ; Ferdinand Pauwels et Delbeke (Poperinghe 1828- Bruxelles 1891), les Halles d'Ypres ; les frères De Vriendt la salle des fêtes de l'Hôtel de Ville de Bruges. A Anvers, sur 1 initiative de François Van Kuyck, l'échevin des Beaux-Arts, Edgar Farasyn (Anvers, 1858), Pierre Verhaert (Anvers, 1852-1908), De Jans (Saint-Andrélez-Bruges, 1855), Charles Boom (Hoogstraten, 1858). H. Houben( Anvers, 1858), furent chargés de la décoration de l'Hôtel de Ville ; Charles Mertens (Anvers, 1865)
FiG. 63i. — Ch. IIermans. — A l'Aube.
(CAiché Ucniians )
(Musée moderne de Bruxelles.)
FiG. 632. — EiroÈNE VKnBOECKHOVEN.
Souvenir dk la campagne de Home.
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Deux des branches I>nmitive8 de notre ari national portèrent drs fruil [)lus savoureux et d<: pluv importante venue. Nous avons déjk cité l'animalier Charles Veriat. Apre 1830. Eugène V'erboeckhoven (Warneton 1 799- Bruxelies 1881) peignit des fauves, des oiseaux, des troupeaux dans la campagne (fig. 632). des bergeries flamandes, avec une minutie et
une fermeté' qui rappellent ,^___
Navez et donnent à ses animaux une allure acade'mique. Louis Robbe (Courtrai 1806-Bruxelles 1887) (fig. 633) adopta pour une grande part la manière lèche'e et fignole'e de Verboeckhoven, mais il rend très agréablement les caprices de la clarté, et sa touche est fort large. Alfred Verwée (Bruxelles, 1 838- 1895) est plus essentiellement peintre de bétail que ses prédécesseurs (fig. 634). et il fut un artiste d'une bien plus haute signification. Il est tout a fait épns de son beau pays de Flandre, de ses gras pâturages a 1 herbe luxuriante et surtout de ses vaches débordantes et taureaux puissants dont le pelage reflète la lumière. Sa peinture est large et moelleuse ; la lumière vient se jouer sur la graisse qui palpite et le poil frémissant. Joseph Stevens (Bruxelles, 1 819-1892) peint les chiens (fig. 633), et leurs amis, avec un pinceau égal et poli, en une couleur exquise dans laquelle les teintes et les lueurs se confondent et où les
FiG. ù'i'i. — LoLis Robbe. — Ani.viaux. (Musée de Bruxelles.) (Cliché Ilermans.)
ANIMALIERS ET PAYSAGISTES
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FiG. 634. — Alfred Verwée. — Animaux