‹ FlandreChapitre 25 sur 173 · ES VAN EYCK · texte numérisé non relu

ES VAN EYCK

Kk;. i36. — Hubert et Jean \ an ICyc.ic. — Joosr Vydt et sa ee.mmi .

(Ikrlin.JtClichc l'holAksclIsch . Itcrlin )

l'Ui. i35. — lli FJKRi El Jean Van Eyck. .ES Chevaliers du Christ et les Juges

INTÈGRES MARCHANT VERS lAgNEAU.

CMtisée de lierlin.) (Cliché Jlaiij'staeii^l.)

l'acheva et qu'il fut inauguré le 8 Mai 1432. L'/4(/ora//on est la seule œuvre que nous puissions attribuer en toute certitude a l'aine des deux frères. Nous ignorons quelle partie il en exécuta lui-même et laquelle est de la main de son frère. Il est presque certain que ce fut Hubert qui conçut entièrement le tableau et qu il peignit les plus importantes figures, de Dieu le Père, de Marie et de Saint Jean- Baptiste. On peut conjecturer que les figures d'Adam et Eve, qui, par le style, les proportions, les traits calmes, s'en rapprochent beaucoup, sont aussi de sa main.

Quant aux autres parties de l'œuvre, il faut renoncer à établir ce

tiG. 137. — JEAiS Van Eyck.

La Mauonk uu Chancelier Rolin.

f.\/i<scV Ah Louvre. f (l'Jiché SeurJein }

qui appartient à l'un cl ce qui revient ^ l'autrr.

C)n n'y conilalc aucune flificrcnce de facture. Let plus anaensdocumenti parl<-nt de tout le lalilcau c^nnrne étant l'œuvre de Hul)ert. A la venté, il ne fut inaugure que bien des anri«-es après sa mort ; nriais )can n'ayant fait dans l'intervalle que de rares et courts séjours à Gand. sa collaboration n'a pas dû é.'re bien importante. F^eut-étre ne fit-il que compléter ce que son frère avait ébauché et poussé déjk assez loin.

Ainsi s'expliqueraient ie respect, voire la vénération dont l'inscription témoigne pour 1 aîné et l'unanimité des premiers documents a n'attnbuer qu'à lui seul la paternité de l'œuvre entière.

Le sujet de cette oeuvre grandiose est emprunté à l'.Apocalypse (chap. vu) et notamment au texte dont il est donné lecture le jour de la Toussaint : Ensuite je \is une légion immense que nul n'aurait su dénombrer, embrassant tous les peuples, toutes les races et toutes les langues, qui se tenait devant le trône et en face de l'Agneau, tous vê^us de longues robes blanches, des palmes a la main, et ils clamaient à haute voix, disant : Loucmges a Notre Dieu, assis sur le trône, et à l'Agneau. ' L'auteur de ce tableau, véritable épopée chrétienne, l'a conçu comme l'apothéose de l'Agneau de Dieu descendu sur terre pour racheter l'homme du péché originel, comme la glorification du plus sublime mystère sur lequel est fondée la religion chrétienne. Dans la région supéneure du panneau trônent les trois principaux héros de la Rédemption : le Père personnifiant la Divinité, Mane par qui se réalisa 1 inelfable mystère, Jean-Baptiste qui l'annonça à l'univers. Dieu le Père est | drapé dans un manteau rouge, la poitnne et la bordure de son vêlement constellées de pierreries. Il est couronné d'une tiare blanche non moms éblouissante; de la main gauche, il tient Je

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