L'ADORATION DE L'AGNEAU
Fk;. i3S. — Jkan Van Eyck.
L HOM.MK A L'ŒiI.I.ET.
(Cliché Uanfstcicngl.i
sceptre, de la droite il fait le geste
de la be'nédiction. Les traits respirent la mansuétude et la majesté.
Le fond est ncir rehaussé de vert
(fig. 129). Marie porte une robe
bleu foncé bordée de pierreries, un
diadème enrichi de gemmes et de
fleurs ; le visage exprime une douceur angélique. Elle tient dans les
mains un livre quellelit avec recueillement (fig. 1 30). Sur son froc brun,
Saint Jean a jeté un manteau vert
clair ; ses traits disparaissent presque
dans les broussailles de sa barbe et
de sa chevelure (fig. 131). Comme
la Vierge, il se détache sur un fond
noir et or. L'aspect général éveille
une impression de gloire céleste ;
néanmoins certains détails attirent particulièrement l'attention.
Malgré la splendeur que dégage toute la personne de Dieu le
Père, la tiare posée sur sa tête et la couronne placée à ses pieds éblouissent d'abord les yeux. En Mane nous n'admirons pas seulement la plus immaculée des Vierges et les atours de la Reine du ciel, mais aussi les détails, par exemple, le simple livre vert, doré sur tranj che et à couverture pendante, qu'elle tient à la
TiG. i3o — Jean Van Lvck. — La Madone
i>i- CHANOINE Van der Paele. mam.
{Musée de lirufics.) (Cliché lirtickmami. Munich l A gaUchc et à droite
des trois personnages du milieu, deux groupes d'anges, gardes d'honneur de la Divinité ; les uns jouent de divers instruments. les autres chantent les louanges du Seigneur (tig. 132) et, a côté d'eux. Adam et Eve par qui le péché affligea le monde (fig. 133). Les principaux personnages du
Kio. 140. — Jeax Va* Etck.
AUNOLFIM ET SA F» V ■■■ i (\ational Oallery, Lfjn.i
f LAN uni.
myslcrc sublime fc trouvent donc ras8frnl)lc» rn »rpt panneaux clan»
la partie »U|ie/i«ure. (^n y voit en effet ceux par qui riiumanitc tomba et ceux qui se firent lee interprète» de la reconnaissance U rrcilre. I .a rangée infcrieuie est compc sce de cmrj i)anneaux ; dans la composition centrale jaillit la fontaine de la Vie ; plus loin, sur un autel, se lient l'Agneau qui donne son sang pour expier le pèche du premier homme (fig. 134). Sur les panneaux latéraux, on voit à gauche les saints, les prophètes, les docteurs, les philosophes ; les chevaliers du Christ et les juges intègres s'avancent à cheval (hg. 135). A droite, se groupent les Saintes Femmes et sont prosternes les Apôtres et les Pères de l'Elglise. Les ermites et les pèlerins s'avancent en masse. A l'arrière-plan, la perspective est borne'e par un paysage que dominent les donjons et
des tours comme on en voit chez les grands miniatunstes du xv" siècle. .Au verso des volets sont représentes, sur la rangée de dessous des panneaux. Saint Jean -Baptiste et Saint Jean 1 Evange'liste en gnsaille. ainsi que Joost Vydt et sa femme (hg. I 36) : sur la rangée supérieure. l'Annonciation de la \ lerge.
Le ciel et la terre. la nature
et le symbole se confondent
dans cette œuvre grandiose aux
multiples compcirtiments : mais
les paysages représentent des
tiG^ 141. —Jean Van EvcK. gites que les peintres ont vus
Le Cardinal della Croce. j 1 r\
{Musée impérial de Vienne.) ^^, '^"''S propreS >eUX. De
(Cliché J. Lowy. Vienne.) ir.ême ils Ont ifavé avec tous