LES SEPT JOIES DE LA VIERGE
Vu;. 2i5. — (Ji.RAHi) David.
Madonk kt Saints.
(Mitsée de Uoucii.) (Cliché Lt'uiepl,à Rouen.)
orner l'autel que celle-ci avait dans l'église Notre- Dame de Bruges. On peut y suivre les événements de la vie de la Vierge, auxquels le peintre donne pour théâtre un site montagneux des environs de Jérusalem, avec la ville sainte dans le fond; Sur ce paysage romantique, les figures de miniature se détachent en couleurs éclatantes et très nuancées. Un tableau analogue se trouve au Musée de Turin. Il fut commandé a Memlinc par Guillaume Vrelant, le miniaturiste brugeois, qui en fit don en 1478 à la gilde des Saints Jean et Luc pour l'autel de la chapelle dans l'éghse de Saint-Barthélemy. Les épisodes de la Passion du Christ (fig. 204, 205) y sont détaillés, dans un décor de rues et de places qui représente Jérusalem. Le donateur et sa femme figurent dans les angles du tableau. Les figures sont traitées avec beaucoup de fini ; elles 1 emportent même en minutie sur celles de la châsse de Sainte Ursule. Il n'y en a pas moins de
deux cents. C'est le plus délicat ouvrage de Memlinc. Jamais le peintre n a uni de tels mérites de facture et un coloris si opulent a une action aussi mouvementée et aussi dramatique.
Il nous reste enfin à nommer deux œuvres de vastes proportions. D'abord la Pas^ sion de Lubeck : retable commandé par Henri Grcvcrade et son frère Adolphe, un chanoine qui avait vécu longtemps en Flandre ; il fut peint en 1491 et placé en 1493 dans la cathédrale, qu'il orne encore aujourd'hui. Ce serait donc un des derniers ouvrages de Mem-
FiG. 2i6.— Gérard David. — Juges juifs.
(Musée d'Anverc.)
(Cliché G. Hermans.)
FiG
. 217. — (îKRABn David Lks Saintes Femmes.
(Musi-e d'Anvers } {Cliché (t. Hermans.)
f l.A.\DHE
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\plut cxrculc avec le même *f>in cl la mcmr dclicatcue que le»
Tuvrr» antCTienJrr» ; \r maître v%{ fait aider par tc% collaU>rateur». f'^ourtant lei tentimeritt des personnage* «ont rendu», dune façon très vivante, ^t^f <x<*m[jlc dans le groui>c de soldats qui jouent aux dés : un< scène vraiment obsenée et magistralement rendue {i}^. 206).
Un autre tableau considérable de très vastes dimensions représente le Chnst et des anges musiciens (fig. 207. 208, 209). il fut exécuté pour orner un buffet d'orgue dans 1 églis/i-
de Najera en Espagne, d'où il est venu dans le Musée d'Anvers.
Au milieu. Dieu le Père entre deux groupes de trois anges qui
chantent. Sur chaque volet, cinq
anges musiciens. Les figures plus
grandes que nature, se détachent
en un ton clair et discret sur le
fond doré, parsemé en bas et en
haut de sombres nuages. La facture est large et pourtant soignée.
Comparés aux chanteurs et aux
musiciens célestes de \ an Eyck.
les visages sont plus calmes, leur
expression moins solennelle : dans
ce concert céleste, tout respire
l'allégresse.
L'élève et continuateur de
Memlinc, Gérard David, est le
dernier grand peintre de 1 antique
école de Bruges. Le commerce et Fig. 21b.- Ecole de Gérard DA^'u>.
la prospérité de la capitale flamande (MusJ^')m^l7ai^ vienne.)
subissaient déjà une forte déca- (CUché Lôwy.)
Tiu. 219. — Jean Prévost. — Jugement Dkrnier.
{Mtisàe de Hruges.) (Cliché Ihilcci.)