CHAPITRE II L'ART JUSQU'AUX DÉBUTS DU XVl" SIÈCLE
ARCHlTFXTl'Rl-, Ri:LI(ili:rSl-: ; CIVILE : LES HALLES, LES HOTELS DE VH.LE, Ll'S ^L\!S()^•S. - LA SCrLITlKl-: : LES OBIETS IHI Cl'LTl-:. L1-:S Ri: TAIiLHS,
Li:s roMBiiAUx. - LA .\nxL\rrRi:. - la peinitre au x\> siècle.
ENTRE la période du style roman pur et celle du pur style gothique, s'écoule une longue période de transition. Parmi les monuments les plus importants de cette époque, il nous faut nommer d'abord la délicieuse petite église de Pamele (fig. 32), construite par Arnould de Binche, qui, pour avoir été édifiée assez rapidement entre 1238 et 1242, n'en présente pas moins des traces des styles antérieur et postérieur. Avec ses lignes variées et d'une harmonie à la fois sobre et coquette, avec les tourelles de sa façade, le clocheton octogonal qui surmonte le transept, l'édifice est un des plus heureux exemplaires du style de transition. A !a même époque appartiennent les églises Saint-Jacques et Sainte-Madeleine à Tournai, Saint-Nicolas et Saint-Jacques à Gand, Saint-Pierre à Ypres ; Saint-Sauveur a Bruges (1127), la première de celles construites en briques ; la chapelle du Saint-Sang à Bruges (1 1 50) ; l'église de l'abbaye de Villers (vers I 197). un des plus beaux monuments de l'époque, mais dont il ne reste que des ruines.
La plupart de nos anciennes cathédrales appartiennent au
3'.'. - Pamki.e. — Kglise
Notre-Dame.
(Cliché tiaiKrnaegti
I I \\ DKi:
»iylr Kothiquc proprement dit style a Ira ver m: trou jxfn Durant la prcnucrc, il est uhtc et MTVtre ; le» pilicri sont t\Iindnques, le» chapiteaux ornci rlc cTcx:liet», le» frnctrc» à rrK-ficaux simple» et trilobées. Durant la seconde perKxlc, le» fiiliCTs cylindrifjurs sont creuse'» de mince»
cannelure», et le» meneaux dc5 verrière» présentent un des»ii. plus I riche et plus comphque'. Durant l'Ki. 3.'. - Pamei.e. — KoLisE la troisième, les piliers sont com- i
poses de faisceaux de colonnet- I tes qui correspondent aux nervures de la voûte. Les meneaux des verrières sont plus capricieux encore, d'un dessin plus irregulier et comme flsunboyant ". Les tours deviennent de plus en plus hautes, non pas seulement pour monter à l'assaut du ciel, méus pour signaler à la ville et aux environs la maison de Dieu et sa suprématie sur les autres demeures. Les principales églises gothiques belges datent presque toutes de cette dernière époque récente ou le style était devenu moins noble et moins pur. Les arcades s'élcu'gissent de plus en plus : la décoration des piliers, des tnfonums et des portails devient plus maigre et se perd en de capncieuses fantaisies qui font prévoir la décadence et la hn du style.
Les principaux monuments religieux de la première période du gothique sont tout d'abord le chœur de la cathédrale de Tournai ; l'église Samt-Martin, à Ypres (fig. 33), dont les nefs sont de 1 254, le porche latéral du Xl\^ siècle, et dont les pinacles ornés, les rosaces, les arcades de la façade, les contreforts, représentent l'ensemble le plus riche
Fio. 33. — Ypres. — Eglise
Saint-Martin. Porche latéral,
xiv* siècle.
(Cliché Hermans.)