‹ FlandreChapitre 69 sur 173 · DES ÉCHEVINS · texte numérisé non relu

DES ÉCHEVINS

(Ilotd de ville dWtidenarde.) (Clicht^ Hcrmans.)

l'io. Jg^. — JossK, DE Ga.M). — La <,k.nk (Clichc Alinari.t (Sluiée J'i'rbin.}

mierc moitié, on vit une fanlauic cn|ou<^ $c donner lilifc cour» en def ornrrnr-nlt d arclutcciure et d'c\j*nulerie, rapficlant lef " «f'^te»quet ronuuns. L'imagination des artistes était inépuisable : ils jouaient avec de délicieux motifs, combir.ar.t a l'infini an^es ou amours.

trophées, mascarons. oiseaux.

banderoles entrelacées ou guirlandes de fleurs ou de feuillaiçes. Le plus célèbre ouvrage de ce genre est le portail inténeur de la salle des échevins. à l'hotel de ville d'Audenarde (hg. 294). sculpté par Paul Van der Schelde en I33l. \ ingt-huit petits panneaux avec un ange entouré de feuillage entremêlé de têtes d'animaux, d'hommes, de chevaux marins et aussi d'oiseaux et de fleurs, le tout exécuté avec un soin, un goût, une minutie et une fantaisie sans pareils, font de cette nature morte la plus vivante des œuvres d'art.

Mais c'est surtout dans la peinture que nous verrons le mieux les conséquences de l'influence romaniste en Flandre. \ an Mander nous apprend que Jean Schooreel fut le premier Néerlandais qui visita 1 Italie ; il l'appelle le porte-flambeau et le pionnier de son art dans nos contrées. Mais il est avéré qu'avant ce peintre, qui passa les Alpes vers 1525, plus d'un Flamand s'était déjà rendu là-bas. Ainsi Roger \ an der Weyden visita Rome en 1 450 ; Josse (de Gand) avait peint en Italie en 1 468 ; appelé en cette année à

FiG. 2ÛÔ. — JossE. DE Gand.

Portrait de Moïse.

(Rome. Palais Barbervii.)

(Cliché Anderson.i

Page 1