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DERNIERS PEINTRES DE BRUGES

sinateur. Il livra des cartons pour des ouvrages de tapisseries, et il dessina entièrement les plans de son chefd'œuvre : la cheminée du Pranc de Bruges. 11 poussa encore plus loin que Gossaert, Van Orley et Van Coninxloo, le goût de l'ornement par des motifs d'architecture. 11 divisa ses peintures en compartiments encadrés d'arcades et de portiques somptueusement ornes. Le luxe du décor et de l'encadrement était même tel que les scènes historiques devenaient l'accessoire. Tous ces caprices archi- -l tectoniques folâtrant sur des fonds d'or étaient du style le plus gracieux et le plus primesautier et préludaient à cette débauche de décorations fouillées, touffues, d'une fantaisie intarissable, à laquelle se livra la Renaissance flamande. Blondeel traçait au moyen d'un vernis brun les motifs dont il couvrait les fonds de

Kiu. 3i6. — Pierre Fourbus.

Portrait dkJean Van der

GlIEKNSTK.

(MiiiCc de lirtixellcs ) (Cliché Lévy.)

FiG. Siy. — Jean Massys.

TlGlRE DE KE.MME A MI-CORPS.

{Collection Pacully.) ((Uiché liruckiuanit )

Fui. Si8. — Pierre Fourbus.

AORIENNE DE BuCK.

(Musée de Firufircs.} (('licite Hrucktn il un.}

I t.ASOnE

Ki<i. 3io. Jkan .Massys. — Ji ihtii (M. iKitDiiil, l'.iris } (i'tiihe HruLkmann j

%e% \a\t\rmix. ou Urn il \e% t/açait à

la plurnr. 11 nr (>ngr.it A l'huile que Ir-K |>rrM>nruigci. La plupart det Tuvrci de blondeel »r trouvent k i>ruKet; jet princi{>alef K>nt des Scènes Je la Vie des Saints Cosme cl f)(iniicn de 1 c|{liw5)ainl-ja< f|Uft, pcmlc» en 1523 (fig. 308); Saint Luc pcif^nanl la Vierge, dale' de 1 545 (hg. 309) : la Ugende de Suint Ci coréen (hg. 310) du Musée, les Saints Patrons de la (jilde des Peintres de l'eghse Sainl-Sauveur. date' encore de 1 545 (fig. 311). Cependant les f>asticKeurs du style Italien perdaient de plus en plus les qualités flamandes que Ion admirait encore chez les premieri romanistes. Gossaert ou Van Orley. Raphaël flamand e'tcut le plus glorieux titre qu ils ambitionnaient et qu'on ne décernait que trop généreusement. En fait, on n'imitait guère que les Italiens de la décadence. Longtemps nous ne rencontrerons que les élèves de ces maîtres de second ordre. C'est l'époque de vastes tableaux d'autel aux nombreux et tumultueux personnages. A force de se vouer au dessin et à la composition, on faisait bon mauché du coloris. L'érudition et l'habileté académiques tinrent lieu d'invention et de véntable émotion créatrice. L'école et l'atelier remplacèrent l'observation et les poncifs la nature vivante.

Le milieu du X\ l siècle nous fournit toute une suite de romanistes : Michel \'an Coxcyen. né à Malines en 1499. est le premier dont on sait en toute certitude qu'après avoir fait son apprentis-

sage au pays il se rendit .

T ,. . f FiG. 320. — Jean Massys. — Elie et la veuve

en Italie pour s y pertec- ^^ Sarepta.

tionner. Plus tard, il vé- (Musée de Carlsruhej (Cliché Bruckmann.)

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