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LES EPREUVES DE JOB

la facture est merveilleuse de T teintes opulentes et de fondu onctueux.

Une troisième de ses principales œuvres est une scène de la vie des apôtres Thomas et Mathieu au Musée impérial de Vienne (303). 'Quoique représentant plus d'un épisode, la peinture a plus d'unite que la plupart des autres tableaux du maitre ; elle a le coloris brillant avec des reflets quelque peu capricieux.

Van Orley peignit nombre de portraits, parmi lesquels ceux de plusieurs princes. En 1 51 5, il fit les effigies des six enfants de Philippe le Beau, qui furent offertes au roi de Danemark. Tous ses portraits semblent avoir été perdus, à l'exception d'un seul, celui du docteur Zelle, qu'il peignit en 1519 et qui appartient au Musée de Bruxelles (fig. 305). Van Crley fournit aux souverains des Pays-Bas de nombreux

cartons pour tapisseries. Il exécuta aussi des cartons pour des vitraux ; plusieurs de ces verrières se trouvent à l'église Sainte-Gudule de Bruxelles et représentent Charles- Quint et sa femme Isabelle de Portugal, Louis de Hongrie et sa femme, ainsi que les quatre patrons de ces princes. Ces deux vitraux furent exécutés à la fin de la vie du peintre, l'un en 1537, l'autre en

Un autre peintre bruxellois. Corneille Schernier, surnommé Van Coninxloo, est beaucouj) moins connu, mais appartient au même temps et au même style. On sait qu'il travaillait de 1 529 à 1558 ; il 1(35

Fui. Sil"). — Lambert Lombart.

Li; Sai;rii"ick de l'Agneau pascal.

iMii&ie de Liège. f (Cliché l.évy.}

Kui. 314. — Campana.

La Desckntk dk Croix.

(Cathédrale de Siville )

(C.lwhé Lacoste.)

néologie de Marie (hg. 307).

Joachim et Anne assis sur un banc sont réunis par les racines d'une plante qui porte \Iane pour fleur. A l'arnère-plan et sur les côtés, une débauche d'ornements d'architecture parmi lesquels deux épisodes de la vie des parents de la Sainte X'ierge. La peinture de couleur somptueuse semble d'un miniatunste ; les ornements sont traités en grisaille.

Les derniers peintres de Bruges participèrent au puissant mouvement italianiste. Le premier d'entre eux est Lancelot Blondeel (1496-1361). Chez lui le peintre se doublait d'un architecte. Mais il était surtout des-

ruiquit probaljlrmrnt veri 1500. Le Mu»cc de Hruxrllet potfède deux i.ibiraux (Ir lui. UH (fTAnd rt un f>etit.

I .(• prrmicT c»l un Iriplyqur. la l^i^crulc Je Maric-Maiiclcinc (U^. 306).

II fut p<-int en 1537 fK>ur Jean Teu- ^'hrl, abbé dr Dilij<hrm. On l'altriliua longtemps a Jran Coftiaert. et en eflet il accuse beaucouf> de pa/enlc avec l«s œuvre» de celui-ci : le Christ attablé avec Simon le Pharitien app2u^tient encore à l'école de Thicrr>' Bouts.

tandis que le robuste Pharisien roux du premier [)lan est un souvenir de Ra- I)haël. Le colons est opulent, l'éclairage réussi. Le penchant à enjoliver les figures et les attitudes y est manifeste. La profusion d'ornements euchilectoniques n'y est guère moindre que chez Gossaert et chez \''an Orley.

Dans le petit tableau intitulé la Gc-

FiG. 3i5. — Pierre Pol'rbis le Vieux.

Le JiGEMENT Dernier.

(Musée de Hrufres.f

(Cliché Daled.)

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