ÉDIFICES DE STYLE ROCAILLE
listique. On continuait, il est vrai, a construire d'opulentes maisons bourgeoises, mais l'originalité primesautière de l'architecture flamande s'était peu à peu éteinte. L'imitation française s'imposait de plus en plus. Mais, en adoptant le style rocaille, on sut rester dans les limites du bon goût. Le plus joli monument de ce temps et de ce genre est le palais actuel du Roi à Anvers (fig. 396), construit en 1 745, d'après les plans de l'architecte Baurscheit, pour Jean Alexandre van Susteren. C'est une honnête et probe application du style rocaille sans surcharge, d'aspect coquet et riant, toute en pierre grise de Bentheim. Par la suite, on adopta une manière plus sévère et plus académique, dont le plus intéressant spécimen nous est fourni par la série d'hôtels monumentaux de la Place Royale à Bruxelles.
Après la terrible crise des Iconoclastes (1566), lorsqu'il fallut remplacer les sculptures anéanties, le style décoratif s'était transformé sous l'influence de Bernin et de Rubens ; les corps prennent plus de musculature, les mouvements plus de fougue, les draperies plus de souplesse et d'ampleur. Les renseignements ne^manquent pas sur les sculpteurs de cette époque, mais ils sont si nombreux et en général de personnalité si peu marquante que nous nous bornerons à citer les principaux d'entre eux. Ils se groupent par familles. La dynastie des Noie excelle dans la construction des autels et autres meubles d'église. Jean et Robert de Noie ou Colyns de Noie étaient originaires d'Utrecht, mais acquirent en 1 593 le droit de bourgeoisie (poorlerrccht) '""' ^98- — Artus Queli.in à Anvers. Ils sculptèrent des tombeaux et ";J'^^-''<^- 7 La sainte Rose.
es tigures de saints dans difterentes églises
(Cliché Ilcrmans.)