FAMILLES DE SCULPTEURS
de ville d'Amsterdam et sculpta, comme lui, quantité' de statues pour les églises de diverses autres villes. La meilleure de ses statues, la Sainte Rose (fig. 398), de l'église Saint-Paul d'Anvers, est un chef-d'œuvre de grâce et de recueillement.
Les Du Quesnoy aussi représentent une famille de sculpteurs. Le chef, Jérôme Du Quesnoy, pratiqua son art à Bruxelles, depuis le
commencement du XVll' siècle jusqu'en 1641. Son fils François, né à Bruxelles en 1594, se rendit en 1618 en Italie, ou il demeura et travailla jusqu'à sa mort en 1642. Les papes et les cardinaux lui firent de nombreuses commandes. Ainsi, en 1630, Urbain VI II lui commanda la statue de Saint André (fig. 399), un des quatre colosses adossés aux quatre piliers qui supportent la coupole de Saint-Pierre à Rome. Cette statue gigantesque est remarquable par le geste large des bras et la-*puissantc structure des pectoraux. La
douleur empreinte sur la face est en harmonie avec la violence de l'attitude ; mais, dans ce pathétique tumultueux, il y a bien de l'emphase théâtrale à la Bernin. Notre pays ne possède de François Du Quesnoy d'autre œuvre que le mausolée de l'évêque de Triest à Saint-Bavon de Gand ; encore ce monunient fut-il achevé par son frère Jérôme
le Jeune (1602-1654). Nous citons en-
core entre les sculpteurs les plus renommés de cette époque Jean Delcour (Liège ' '^' ■^^^^- — •''^''- ï^i'-Rgicr. 1627-1707) et son Christ mort, à l'église ^'^^■^^^^^'^- - ^ '^^''^'^^
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des Kecollets, Hasselt (hg. 401 j. ^c/,v/,c iicnuans.)
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ciiAssKS DU Paradis TERREsiRt;.
(Chaire de Saintc-Cittdulf, lirtixelles.j
(Cliché Xeurdein.)
Parmi Irs staluairr» f|ui «ubircnt plu»
ou iMoms 1 iiiHurncc de Kulx-nt, Ir plut connu est Luc laycl'hcrbc, de Malinc»
(161 7-1697), qui travailla avec lui et sculpta des ivoirrs d après ses rjrssins ou ses lal)lcaux. Beaucoup de s< ulpleurs de second ordre décorèrent, dans les églises, les piliers et les autels d'une profusion de sculptures, exécutant de magnihfjues mausolées pour la sépulture des grands, garnissant les nefs de confessionnaux sculptes et de statues. C'est pour les chaires de vente' que tous ces artistes dépensent le plus d'efforts et d'imagination. Au X\ 111" siècle, on créa de véritables pièces d'apparat et de valeur dans ce genre. Pas d'èglise qui ne possédât une de ces merveilles. C'était même à qui posséderait la Fx^- -fM- — Godechael^s.
plus prestigieuse. Aussi Descamps eut-il ^ Frileuse.
• ^ y I • 1 1- (Hruxenet, MuséeJ
raison, dans la relation de son voyage, d m- (Ciutu phot. oœiuchafi.} tercaler les gravures de nos chaires de venté
comme étant les œuvres d'art les plus curieuses de son temps. Parfois les sujets que l'on choisissait pour ces monuments et la forme
qu on leur donnait étaient assez étranges. Le plus souvent on traitait des sujets empruntés a la ijible ou à l'Evangile : exemple le Bon Pasteur (fig. 400) de l'éghse Saint-Jean, a Malines, sculpté par Théodore \ erhaegen en 1741. Parfois le groupe est placé dans un paysage, comme Adam et Eve chassés du Paradis Terrestre (fîg..402), entourés des arbres et des animaux de l'Eden. Cette chaiire, aujourd'hui a Sainte-Gudule de
Bruxelles, fut sculptée par Fig. 4o5. — Rlbens. — Les ocatre t t • t- • \ ' i
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Philosophes. i» . t ' j t ' • J
(Florence-Pitti.} (Cliché Aiiderso: i pOUT 1 égUSC dcS JésUltCS de
lu,. 406 — RUBENS. — ROMII-US El RÉMI,' S.
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