‹ FlavieChapitre 12 sur 15 · NOTICE · texte numérisé non relu

NOTICE

Il faut croire qn'Horace représente un type moderne . très-fidèle et très-répandu^ car ce livre m'a fait une douzaine d'ennemis bien conditionnés. Des gens que je m connaissais pas prétendaient s'y reconnaître, et m'en voulaient à la mort de les avoir si cruellement dévoilés. Pour moi, je répète ici ce que j'ai dit dans la première préfacer je n'ai fait poser personne pour esquisser ce portrait ; je l'ai pris partout et nulle part, comme le type de dévouement aveugle que j'ai opposé à ce type de personnalité sans frein. Ces deux types sont éternels, et j'ai ouï dire plaisamment à un homme de beaucoup d'esprit^ que le monde se divisait en deux séries d'êtres plus on moins pensants : les farceurs et les jobards. C'est peuiêtre ce mot-là qui m'a frappée et qui m'a portée à écrira Horace vers le même temps. Je tenais peut-être à montrer que les exploiteurs sont quelquefois dupes de leur égoïsme, que les dévoués ne sont pas toujours privés de j bonheur. Je n'ai rien prouvé; on ne prouve rien avec des contes , ni même avec des histoires vraies ; mais les tonnes gens ont leur conscience qui les rassure, et c @st pour eux surtout que j'ai écrit ce livre, où l'on a cru yow tant de malice. On m'a fait trop d'honneur : j'aimerais imieux appartenir à la plus pauvre classe des jobards qu'à la plus illustre des farceurs,

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