LA FILLE DU BLANC
a fille du planteur s'ennuyait.
On s'ennuie rfoi6 d'un firmament toujours clair et sans pluie, un azur éternel en sa limpidité, un soleil dont toujours la splendide clarté tr le gravier s'allume ainsi qu'une fournaise, le s'ennuie. Il n'est rien, mais rien qui lui plaise.
s splendides vergers où les fruits du manguier èlent leurs grappes d'or au brun caïmitier, s cotonniers neigeux, les verdo intes cannes ai se perdent au loin iuL.,ue ver^ les savanes,
Les champs blonds de maïs et les grands mornes verts Dont ses yeux alourdis, languissamment ouverts, Contemplent vaguement l'ondoyante étendue, Tout se confond dans l'ombre, où son âme est perdue Et s'abandonne telle une éj ur l'eau. . .
Nonchalamment couch eine de l'oiseau
Elle perçoit le chant qui s'égrène au bocage ; Le rossignol a beau perler son doux ramage, Le colibri montrer l'opale et le saphir .De son plumage riche, et le tendre zéphir Caresser son front blanc de son haleine exquise. Les fleurs ont beau s'offrir par leur parfum qui grise, Le ruisseau babiller en son langage doux Et l'amuser au jeu de ?es joyeux remous, Rien ne distrait l'enfant, dont les sombres prunelles, Mornes, semblent pourtant couver des étincelles.
Hélas, le cœur humain est souvent ainsi fait Que de rien, ici-bas, l'on se dit satisfait, Pas même du bonheur ! . . .