‹ Fleur d'orChapitre 13 sur 13 · LIBERTÉ · texte numérisé non relu

LIBERTÉ

'est ainsi, pauvres noirs, qu'en vos cœurs on fit l'ombre, Qu'on creusa sous vos pieds un précipice sombre, Et que, vous ravalant par de sots préjugés, Vous vous êtes, hélas ! vous-mêmes déjugés, Admis au rang de brute ou de bête de somme, Lorsque Dieu vous donna, comme à tous, un cœur d'homme,

Aussi le jour qu'osant sonder le gouffre noir, Le jour que descendus en votre désespoir

i toucher cette Heur d'or, — votre âme, — Ainsi que Prométhée on vous vit, une flamme Divine au front, crier : a Je suis libre ! »

Et brisant fers honteux, changeant vos cris d'agonisant En chant de liberté, — sublimes d'espérance cVous nous avez conquis la sainte Indépendance !

legs, mânes sacrés, nous voulons le garder Intact pour nos enfants, — Dieu saura nous aider ! Et si jamais un jour l'injustice rapace Incitait de plus forts à cette lâche audace r nous ravir le patrimoine saint, nous verra tous, le front haut, le cœur plein oïsme antique, égaler la furie et pour toi vaincre ou mourir, — Patrie!

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