‹ Fleur des neiges [microforme] (volume 2)Chapitre 8 sur 17 · CO · texte numérisé non relu

CO

molsnaces de tendresse tellement ares en Venaient aux yeux de M. de Gexdres La convalestente, encore si faible ne pouvait rien nm pondre à la comtesse : parfois mêine elle sous le poids d’une intraduisible énotion, et surtout lorsque Abeille

pleurait silencieu went, Aanérement

semblait succomber n'était pas là, elle Un soir Ger: 6 partit tard pour Mussidun. Monette devait l'accompagner jusqu'au bout dü parc. La nuit était splendide, Dans un ciel semblable à un vélum bleu foncé que des milliers de clous en diatnants paruissaient retenir très h ut, la June ne se mon LAIT pas ; mais si grande était la transparence de cette nuit mag üfique qu'on ; voyait

ŒMstinctemenr. A l'orée du parc les massifs resseniblaient à de grandes taches grises qui se découpaient plus t

es sur les étendues claires des vignes et des chamns préparés pour les «emauilles. Les lades, encore pleines de genêts en fleurs, embuumatent Des

chevrefeuilles, épurs dans l'immense pare de Gesdres, mêlaient !n line griserte de

leur parfum doux aux senteurs d'encenus des pins et des myrtes épanouis La campagne était enveloppée d’une paix profonde, on n'entendait que le chant mono

tone de quelques rainettes où le sifflement lointain et me lancolique du crapaud.

— Que c'est beau, maman, dit Monette, qui marchait silencieusement à son bras. Et comme je t'aime. Mon cœur est plein de toi!

Elle s'arrêta, la regarda en extase,

— Que tu es belle, continua.t-elle. Si tu te voyais, sous cette douce lumière qui tombe les étoiles, tu es toute blanche !.. Penche-toi vers MOLL..….

Germaine comprit, et mit son x isage à la hauteur des lèvres de su fille

— Oh ! ne Jamais te quitter, dit la comtesse éperdue, passer ma vie entre Rolland et

toi !.. Voir vos enfants grandir sur mes genoux !. . Quai-je fait pour mériter un bonheur pareil ?

Puis se redressant

— Pourvu quil ne nous arrive rien !.. £t-elle avec un fris-on, Rentre vite, ma Lu: ie, l'humidité de la nuit vi ut, il me semble Un craquement se fit entendre dans les feuilles - C'est Joséphine, à laquelle j'avais donné rendez-vous à la lisière du parc, dit Ger Maine, Toi, chérie, va vite dans ta jolie chambre rêver de Rolland et de moi!

de moi, ta vrie mère, et qui t'ai retrouvée pur u

n si grand miracle de Dieu, après t'avoir si déérément pleure, si longtemps cherchée !

Elles £'embrassèrent à plusieurs reprises ; On aurait dit qu'elles

ue pouvaient plus se duitter. Enfin José hine arriva C'était le signal de Ja séparation, i t

Germaine avait disparu depuis près d'un quart d'heure sous les grands arbres que Mo

uette, immobile, essayait ancore d'entendre le bruit de ses pas. lout à coup elle porta les deux mains 4 SON cœur :

Comme je t'ahne, dit elle, et comine nos pensées sont les mêmes !.,,, fille me parle toujours de la

a chose qui est an moment même dans mon esprit ?,.., À cet instant précis, on inurcha à deux pas de Monotte.

Elle n'eût pas Peur et pensa, au contraire, en allant vers le bruit

Watnan aura oublié de me dire quelqne chose

Et tout haut plus cérémonieuse à cause de Joséphine qui, pouvait être tonte proche et

-Est-ce vous, madame la comtesse demandu tel

] 1 , Pie entendu, queile eût Hein

Ou ne [ui répondit pas : mais avant qu'elle eût rien vu

pu se reconnaitre, elle é è pal deux personnes, et {a

ait enlevée par des bras robn 163,

tête enveloppée d’un immense capuchon de satin, rabattu les Yeux, un de ces grands apuchons de domino, elle fut portée dans une voiture Ï Le soir, à (resdres, Personne ne s aperçut le son abse nce,

Depuis quelques jours on ne veillait plus Mme Escaméla

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