‹ Fleur des neiges [microforme] (volume 5)Chapitre 12 sur 20 · SS FLEUR DES NEIGES · texte numérisé non relu

SS FLEUR DES NEIGES

Mais le docteur Ballet avait bien autre chose à faire que de s'occuper de lui.

Germaine, avec sa peau sèche et brûlante, son visage décomposé et ses douleurs intolérables, le préoccupait bien autrement.

1] y avait trois jours que personne n'avait pris un instant de repos, tout le monde était à bout de forces.

Et Mathieu ?....où était-il ?

Grégoire tout à coup s’avisa de penser à lui.

Pas par intérêt pour l’enfant....Certes non....Mais pour savoir ce que Craponette avait dit en recevant le dépôt qui lui était remis.

Et puis, il y avait aussi une lettre que Grégoire avait donnée pour elle à Mathieu, une lettre où il lui parlait trop clairement de la petite...

Cette lettre avait-elle été remise au moins en mains propres ?

En dépit de la confiance que lui inspiraient son valet de chambre et Alice, il les regrettait ces lignes, et il y avait repensé bien des fois depuis trois jours. Pourquoi les avait-il écrites ?

Peut-on jamais savoir ce qui doit arriver !

Nul ne put dans la maison lui donner des nouvelles de son émissaire, Mais dans cette affolement général était-ce étonnant ? —Cherchez-le, ordonna Grégoire, et dites-lui que je le demande, c’est pressé: Néanmoins, son ordre resta sans exécution, et Mathieu demeura introuvable, M. de Mussidan pensa que cette absence était inexplicable. — Qu'est-ce qui se passe donc ?....se demanda:t-il avec une certaine inquiétude. Courir rue Vital pour le savoir, il n’y fallait pas songer dans l’état où était Germaine. Qu’eût dit le personnel ? s Grégoire tenait trop à préserver l'avenir, en vue des discussions pouvant surgir avec comtesse, plus tard, ps commettre une semblable imprudence. — Attendons, se dit-il- il n’y a que cela à faire.

Une autre personne, dans l’hôtel, était en proie à une anxiété dévorante, une anxiété qui augmentait avec le danger que courait Germaine: c'était Joséphine. Elle n'avait pas quitté sa maîtresse depuis le moment où celle ci s'était alitée, et il avait été impossible de lui faire prendre un seul instant de repos. Non seulement elle était attachée de toute son âme à cette créature si souverainement bonne et honnête, dont seule peut être elle connaissait les déceptions et les douleurs, mais ayant l’esprit un peu étroit, l’idée de la mission qu’elle avait acceptée la tourmentait horriblement.

—$i je meurs, lui avait recommandé Germaine vous mettrez cette lettre à la poste, sans attendre même cinq minutes.

Et à chaque instant, depuis plusieurs jours, on s'attendait à voir mourir Mme de Villamblard.

Un peu plus tard, à cette préocçupation vint s'en ajouter une autre :

—Madame avait une amie, une seule, qu'elle aimait autant et plus qu'une sœur. Etait-il admissible qu’elle mourût sans que Mme de Gesdres fût là ?

Bientôt, Joséphine ne put plus résister à ses angoisses.

—Je vais me reposer, dit elle un matin au docteur Ballet ; dans deux heures, je reviendrai.

__J'aime mieux que vous restiez même un peu plus, répondit le médecin, parce que je vous ai vue à l’œuvre, et qu'ayant besoin de auelqu’un de sûr pour la nuit prochaine, je compte sur Vous,

Ce quelqu'un de sûr, plus encore qu’elle-même, Joséphine savait bien qu’elle allait le

‘amener,

En effet, moins d’une heure après, elle arrivait à l'hôtel de Gesdres.

—Ah! mon Dieu! s’écria Abeille, en la voyant si abimée de fatigue qu’elle en avait vieilli Ge dix ans, qu'est-ce qui est arrivé?......

Madame la comtesse a depuis quatre jours une petite fille. Nous avons dix fois cru qu'elle allait nous passer entre les doigts ; maintenant, elle à une péritonite, et le docteur Ballet croit bien qu'il ne l’en sortira pas.

Abeille tourna sur elle-même et poussa un tel cri que Pascal accourut,.

— Qu'est ce que c'est? demanda:til,

En deux mots on le lui raconta.

— Pourquoi n’êtes-vous pas venue nous chercher tout de suite?..., dit-il en soignant Abeille, qui perdait tout à fait connaissance.

—AÀ cause de la fièvre scarlatine de Mile Marguerite, Mme la comtesse n'a pas voulu. M. le docteur non plus.

Mais à présent, quand je l’ai vue si malade, je suis venue de moi-même.

— Vous avez bien agi, ma fille, approuva M. de Gesdres.

—Oui, j'ai pensé : M. le marquis qui est plus savant que tous les médecins ensemble ! saura bien décider ce qui doit être fait,

—0 Pascal, murmura Abeille éperdue, en revenant à elle, laisse-moi partir, je t'en

lui.

uleurs into-

monde était

> Craponette

fathieu, une — Marguerite est à peu près guérie, dit le savant. Ce n’est plus qu’une question de prudence et de précaution, pour lesquelles ma surveillance suffira. Mais situ vas à l'hôtel du Ranelagh, il ne faut pas penser revenir ici avant que ton amie soit tout à fait hors de danger.

—Tu me certifies que Margusrite ne risque plus rien ? — Tu le sais aussi bien que moi, puisque voilà deux jours qu’elle reste levée sans fati gue, et qu'elle mange de bon appétit.

— Eh bien, alors, je pars !

—Je t’approuve. ,

il les regret-

sé — Tu m'écriras plusieurs fois par jour, n’est ce pas ?

le. —Oui, oui, sois sans crainte, Seulement, il y a quelques précautions à prendre avant de t'en aller d'ici. Et, là-bas, tu préviendras le docteur Ballet que j'ai moi-même pro-

étude. | cédé à ta désinfection, Avec cela il peut être tranquille, tu ne donneras la fièvre de

Marguerite à personne, {| — De quelles précautions veux-tu parler ? demanda Abeille. {| — Va d’abord embrasser ta fille. Puis tu te déshabilleras, tu changeras de tout, de la |

tête aux pieds ; tu te laveras soigneusement avec de l’eau éphéniquée, comme je te le fais |

faire depuis la maladie de la petite, et tu viendras dans mon cabinet, où je te désinfec- | terai encore les cheveux.

it Germaine.

surgir avec

une anxiété Abeille obéit. | Elle n'avait [! lui semblait que jamais elle n'arriverait auprès de son amie. | f été impossi- En attendant qu’elle eût terminé ses apprêts, Pascal se fit donner quelques détails par attachée de Joséphine.

ule peut être

ERA —Qu’était devenue l'enfant pendant tout ce bouleversement ?.... jt, l'idée de

Joséphige expliqua qu’on l'avait envoyée à Livry chez une nourrice.

D'après ce qu'avait habilement raconté Grégoire, elle croyait comme tout le monde que le docteur Ballet avait exigé ce départ de la fillette, afin de ne pas troubler la mère.

— Ballet l'aura confiée à quelqu'un qu’il connaît et dont il répond, pensa M. de Gesdres, aussitôt tranquillisé par cette seule idée.

—Et Rolland, demanda:t-il tout haut, ‘où est-il ?

—Pensionnaire à son lycée. Comme on ne pouvait pas vous l'envoyer à cause de l’épidémie, madame l’a voulu ainsi.

Le marquis trouva la décision très bonne.

Il tit encore de nombreuses recommandations à Abeille, et celle-ci partit dans son coupé, avec Joséphine, afin d'être plus vite arrivée.

Elle trouva Germaine encore plus mal qu’elle ne l'avait redouté ; et ce nez pincé, ce 1 visage si particulièrement altéré, cette perte absolue de la connaissance l’effrayèrent au- Î delà du possible.

Grégoire fit une grimace significative, en voyant la marquise s'installer à l'hôtel, et y agir en maîtresse souveraine. æ

Mais il n’osa rien dire, toujours à cause de son personne! et il dut subir sa présence.

Alors avec son calme et sa décision habituels, Mme de Gesdres prit la direction de l'hôtel du Ranelagh, comme si elle eût été chez elle,

Elle voyait, ordonnait tout, sans que Grégoire se permit un mot ou une observation.

Et Germaine, toujours dans le même état, c’est-à-dire aux portes même de la mort, était soignée par elle avec une tendresse et une énergie dont une vraie sœur peut-être n’eût pas été capable, k

Quant à la petite Lucie-Blanche, Abeille était tranquille. É

à la poste,

me de Vil.

u’une sœur.

2ures, je re-

parce que je prochaine, je

lle allait le

lle en avait

dix fois cru , et le doc-

de le faire.

—J’ai agi suivant ma conscience. J'ai fait ce que je devais.

— Où est l'enfant ?

— Vous ne pensez pas que je vais vous répondre ?

Pour que toute ma peine soit perdue, et que ces brigands de Craponne aillent la chercher où je l'ai mise ?.,.. Non, vous ne le saurez jamais !

—Tu dis ?....

— Que vous ne le saurez jamais !

Ah? je saurai bien te faire parler !

— Essayez !

—- Quand je devrais te dénoncer au parquet.

—Je vous en défie !

— Nous allons le voir. Je dirai qu’au lieu de porter l'enfant chez sa nourrice, à Livry, tu me l’as volée. ;

—Livry? Et votre lettre à Mile Craponne pour lui annoncer l’arrivée de la petite et lui dire que désormais elle en sera la seule et unique maîtresse ?

—Eh bien, Mile Craponne devait la remettre à sa nourrice.

—ËElle, cette fille perdue, s'occuper de l’enfant de Mme la comtesse ? Qui admettra cela ?

—Ose donc, en l’attaquant, m’attaquer ?......

—Oui, je l’oserai. Malgré votre fortune, vos relations et votre puissance, la famille de Gesdres est aussi puissante que vous, elle m'aidera.

— Ah ! traître ! Qu'’ai-je fait de me confier à toi ?

— Peut-être la seule bonne action de votre vie: vous avez préservé l'existence d’une innocente,

—Je la trouverai bien, cette enfant maudite, sans toi, malgré toi ! °

Mathieu mit la main sur le bras de son maître :

— Vous n’y parviendrez pas, lui dit-il. Mes précautions sont trop bien prises pour cela. Mais si vous faites ou laissez faire des démarches en ce sens ; si vons ne dites pas à tous que votre fille est morte, sur mon âme, ja vous jure que c’est moi qui vous dénoncerai à la justice, et dès que la mère sera guérie, je lui raconterai tout.

Guérie !

La pauvre Germaine n’en prenait guère le chemin.

Dix jours, la métro péritonite la tint à la dernière extrémité. À

Enfin, le docteur Ballet fut maître de l'inflammation, mais la fièvre, ên tombant, la laissa plus faible qu'une morte. x

Son esprit lui-même ne paraissait pas pouvoir secouer la torpeur à laquelle il était en proie, et elle ne se rendait compte de rien de ce qui lentourait,

Eatin, un matin de bonne heure, Germaine s'éveilla.

Elle ne reconnaissait aucun des objets queile Voyait autour de son lit,

Il lui semblait qu'elle était une toute petite fille, lorsqu'elle dormait dans sa chambre virginale, à côté de Mathilie Forestier,

Cette teuture magnifique, en vieille soie brochée, ces meubles princiers, ce lit de reine élevé sur une estrade, .....

Où donc était-elie ?

Elle se souleva péniblement et regarda,

Dans ie fauteuil placé au pied du lit, une forme blanche était étendue.

Germaine se pencha, et dans ce visage fatigué, plus blanc que le peignoir de flanelle dont la dormeuse était enveloppée, elle reconnut Abeille,

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— Ah ! mon Dieu, se dit-elle, que m'estil arrivé?...... J'ai donc été bien malade pour qu’Abeille se soit ainsi exténuée à me soigner ?

En une lueur rapide la vérité lui apparut instantanément,

—Abh! fitelle, mon enfant?.,.. Où est-il ?

Autour d'elle pas de berceau !....

Dans le silence de la grande pièce luxueuse, pas de vagissement, pas le moindre soufte annonçant la présence d’un bébé,

Germaine poussa un cri,

La marquise, plus prompte que la pensée, était déjà debout,

A l'aspect de la malade, pleurant, son visage dans ses mains, Mme de Gesdres frissonna jusqu'aux entrailles.

—0 Germaine, s’écria-t-elle, ma Germaine adorée, qu’as-tu ? Est-ce que tu me reconnais entin ?

La malade fit signe que oui.

Et d’une voix à peine perceptible :

—Mon petit, dit-elle, où est-il ?

Abeille sourit :

— En nourrice, répondit-elle tout aussitôt. Il l’a bien fallu, puisque tu ne pouvais pas toi ?....

— Ah ! combien y a-t:il qu’il est né ?

— Quinze jours.

— Qu'est-ce que c’est ? Blanche ou Lucien ?

— Blanche,

— Belle ?

—Trop, puisqu'elle a failli te coûter la vie,

—Je veux la voir.

— Oui, quand tu iras mieux.

— Elle n’est done pas ici 4

—Non, à la campagne, Ce qu'il a fallu, paraîtil, à cause des miasmes de fièvre qui étaient autour de toi, :

—Mais maintenant, je suis guérie, je le sens, et je la veux ici, dans ma chambre. Mon Dieu !.... Mafille!,... Matille à moi!..., Est-ce possible !.... Ah! comme je vais l'aimer !,...

—Oui, mais en attendant, sois sa tour de Blanche !....

Toute souriante, Germaine se rendormit en murmurant :

—Blanche! Ma fille!.... Merci, mon Dieu, de me l'avoir donnée !

À cet instant, il sembla à la marquise qu’un pas furtif glissait dans le corridor, tout le long de la chambre.

Elle n’y fit pas attention, ce pouvait être un domestique, peut-être Joséphine.

Lorsque Mme de Gesdres vit son amie prise par ce sommeil bienfaisant et réparateur, elle se leva et alla trouver M. de Mussidan.

Celui ci, la tête appuyée sur ses mains, pleurait à chaudes larmes,

Mais avant d'avoir pu remarquer cette douleur, Abeille à peine entrée s’écria dès la porte :

—Gerinaine m'a reconnue !..., Sa fièvre est partie. Et naturellement elle demande sa fille. T1 vous faut l'envoyer chercher tout de suite avec sa nourrice! ,

Mais subitement Abeille recula de deux pas, glacée, la gorge serrée comme par une main de fer,

Elle venait de voir les pleurs de Grégoire !....

—Ah ! fit-elle, qu'y a til ?

—Le plus grand des malheurs.

—Envore, lequel ?

— La petite est morte !

—Ce n’est pas possible !.... ce n'est DAd Vial...

Le comte désigna une lettre tout ouverte devant lui sur la table.

— Vous pouvez lire, dit-il, L'enfant est partie d'ici, déjà malade.... Est-ce étonnant dans les circonstances où elle est née ?

Sa nourrice explique que le muguet s’est déclaré, rien n’a pu la sauver, Abeille éclata en sanglots,

ge. La fièvre te reprendrait, Et alors, adieu le re-

— Ah ! balbutia-t.elle éperdue, pourvu que Germaine n’en meure pas également ! Cependant il fallut essuyer ses yeux, se taire, se raidir, continuer vis-à vis de la malheureuse mère la comédie commencée le jour même, et lui parler constamment de sa fille comme si elle allait la revoir !.,,,..

Cette idée du revoir, en ettet, doublait les forces de la comtesse et sa convalescence wrivait à grands pas.

Un matin, on envoya chercher Rolland,

C'était un dimanche ; désormais, il allait reprendre sa vie passée à l'hôtel.

Mais en retrouvant Germaine sur sa chaise longue, si pâlie, si diaphane, encore idéalisée par les dentelles de ses oreillers, et celles de sa robe de chambre, il ne put prononcer une parole, il tendit les mains vers elle, et tomba sans connaissance sur le tapis.

Elle était déjà devant lui, bouleversée par ce grand amour si exclusif et si profond. Elle le soignait, le caressait, le couvrait de baisers, lui répétant :

, —(Qu'as-tu, mon cher mignon ?..,. mais je suis guérie, tout à fait guérie, au contraire, Sous les baisers de (Germaine, Rolland ouvrit ses beaux yeux bruns. Tu es guérie ?..,, répéta-til. Alors pourquoi es-tu si pâle ?

— Parce que j'ai été malade,

— Et tu ne l’es plus ?

— Pas du tout, Et tu as une petite sœur. L'aimeras-tu ?

Un sourire divin entr'ouvrit les lèvres eucore blanches de Rolland.

— Si je vais l'aimer... fitil en extase ; mais comme je t'aime: plus que tout ! Où t-elle ?

—Chez sa nourrice, Mais nous irons la chercher, nous la porterons ici, et elle ne nous quittera jamais plus !

—-Oh ! qu'il me tarde !

Dans un coin, Joséphine pleurait à sanglots..,..,

Abeille était absente, revenue depuis le matin chez elle.

(ermaine, frappée du bruit de ses larmes, se retourna comme labourée d’un fer rouge,

—Joséphine; s'écria-t-elle la gorge subitement serrée, pourquoi pleurez-vous ?

La femme de chambre, prise de court, ne trouva rien à répondre.

Ses larmes redoublèrent, devenant tout à coup convulsives,

I sembla à Mme de Villamblard que son cerveau se vidait instantanément, que tout tournait autour d'elle, et rapportant instinctivement cette douleur à la plus intime préoccupation de sa vie :

—Mha fille ! s’écria t-elle éperdue..... Mon Dieu!....

Puis se levant et courant à la servante :

—Jurez-moi, lui dit-elle, en lui serrant le bras à le briser, jurez-moi qu'il n'est rien arrivé à ma fille. ...

— Non, non, bredouilla l’autre. ...., Madame se met des idées dans la tête...

Les yeux de la pauvre fille erraient au hasard, n'osant plus se fixer sur sa maîtresse, de sx bouche sans salive les mots ne pouvaient plus sortir.

—Mais jurez, cria Germaine, jurez doric !

Joséphine tordit ses mains.

Comme une folle, la jeune femme courut chez Grégoire, et entra dans son cabinet,ainsi qu'une tempête.

—Ma fille, s'exclama-t elle, monsieur, qu'avez-vous fait de ma fille?.,,. Este vrai qu'il lui est arrivé quelque chose ?..,...

M. de Mussidan essuya hypocritement une larine rebelle et dit :

— Du courage Germaine, Dieu vous à fait payer cher votre faute !

— (Quelle faute ?.. Vous êtes fou, je pense, Est-ce que j'ai jamais eu rien à me reprocher, moi, malgré la vie que vous m'avez faite ?......

Ma fille ?.... où est-elle ?.... Je vous dis que je ln veux !... ..

—Dieu l’a prise dans son paradis, avec lui !......

Elle poussa deux cris terribles, tit craquer toutes les articulations de ses doigts, subitement joints audessus de sn tête, et murmura :

—Ah !.. avoir un tel misérable pour mari !..., et ma fille morte !..., qu'ai-je fait pour être à ce point maudite de Dieu ?..,...

Mathieu était entré depuis un instant. Il était plus blanc qu'un marbre.

ment !

sde la malnt de sa fille

nvalescence

icore idéali- 1t prononcer pis.

profond.

rie, au con-

te tout ! Où

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1 fer rouge, s ?

t, que tout atime préoc-

| n'est rien

| luaîtresse,

abinet,ainsi

Est-ce vrai

à me repro-

gts, subite-

qu'ai-je fait

Quand il vit chanceler Germaine, il s'élança et ce fut lui qui la reçut dans ses bras. Rolland agenouillé devant sa mère adoptive couvrait ses mains de baisers, repétant :

— 0 maman, maman adorée, vis pour moi, je t’en conjure !.,....

Mathieu leva les yeux sur M, de Mussidan et balbutia :

—Je vous en supplie... autorisez-moi à la lui rendre !,... Vous voyez bien que c’est une sainte !..., Quel remords pour vous plus tard :...

linplacable, Grégoire répondit :

— (Comédie !.,

.…. Ue qui est fait est bien !.... Tais-toi, je le veux !......

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