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brasiers de l'enfer dans mon âme... Elle avait dix-huit ans, une mine candide, un esprit eveilié qui im ensorcelèrent... Quoique ses quartiers de noblesse ne dussent rien ajouter à mes parchemin, je voulus l’épouser à l’aveuglette. Elle m’ac cepta de bonne grâce, mais ne me témoigna jamais une tendresse bien enthousiaste. Moi, je lui aurais tout sacrifié, fors l'honneur, Des ruines de ma fortune, j'achetai un domaine modeste, à trois heures de Paris.. Je rêvai de faire de cette retraite un paradis à celle que j'adorais. Car c'était un véritable culte que j'avais voué a cette fille indigne. 11 me semblait qu'avant le jour où je l'avais rencontrée, ma vie n'avait été qu'une nuit sans astre. lle était comme un éblouissement à mon cœur amoureux Son frère qui constituait tot sa famille, avait déjà fixé le jour de notie mariage, et j'employais le temps des fiançailles à réunir dans notre future demeure tout le luxe que me permettaient mes moyens. Je voulais que ce sanctuaire de mon
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amour fût digne de l’autel que je lui avais élevé dans moa âme. J'avais fait des extravagances pour parer le petit salon où j'espérais passer ma vie à ses pieds... Quelques jours avant les épousailles, mon œuvre me parut complète, et je voulus la faire admirer 4 celle qui l'avait inspirée Ah ! tenez, je ime souviens, comme si totit ce'a ditait d'hier. 11 faisait un temps superbe, nous avions décidé de parcourir en voiture la distance qui séparait Paris de ma novelle propriété. Nous étions partis de grand matin, tous trois, ma fiancée, son frère et moi. J'avais jalonsement arraugé ce voyage, voulant que citte première visite laissât dans l'esprit de ma bien-aimée le souvenir d’un enchantement. Ce fut une journée d'ivresse pour moi. Je regardais Jeanne se proiuener dans les allées de notre petit jardin ; il me semblait que les roses étaient moins fraîches que ses lèvres et les lis moins blancs que son col, J'aurais Lin voulu que la belle enfant me témoiguât une joie plus vive des sacrifices que j'avais faits pour elle. Mais elle était réservée et timide, autant que son frère était démonstratif : celui-ci m'étourdissait de ses compliments,
Le personnage avait capté ma confiance : je n'avais guère de secrets pour lui. Si je lui parlais plus volontiers de ma tendresse pour sa sœur, je ne lui avais point laissé ignorer, non plus, le déplorable état de ma fortune :
il savait que je pouvais offrir qu'une petite
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