‹ Fleur des ondes [microforme]Chapitre 5 sur 5 · CAUSE · texte numérisé non relu

CAUSE

UN DomEstiQur.-—(annonce :) M. du Louvain, notaire.

Le NOTAIRE. nHtre sa sertyelti sous le bruts, il va saluer madame de Sariquy et lépos: quelques documents sur la tabl: 5 Madame la Comtesse désire-t elle que je relise ces pièces ?

Mue DE S.- C'est superflu, tous les intéressés en ont pris connaissance aujourd'hui même, Nous nous contenterons de signer, cela enlèvera moins de temps au bal. (Philippe, Fleur des On. 8, Champlain, la C'omtesse st yne nt.)

UN JEUNE MARQUIS. (bas à un comte :) Madame de Savigny ne semble pas pressée de faire connaître ses affaires de famille,

LE comTE.— Non, mais vous savez Qu'il existe un autre et dernier testament du comte Samuel?

LE MARQUIS.— Oui, et c'est apparemment ce qui rend la Comtesse si discrète, et peut-être aussi plus aimable pour sa nièce “ez comme elle est attentive aupres de la jeune Américaine,

ju ue risquérais rien sur cecte amitié là.

Le fond ne doit point ressemble l'a la surface, LE MARQUIS. —On organise la gavotte, dansez-vous Monsieur le Comte ?

LE COMTE.—-Oui, vous savez bien que c'est à moi que reviennent certaines corvées honorables,.

LE MARQUIS.— A joutez v done celle de me débarrasser de mademoiselle de Paon. Cette personne à un penchant pour moi, mais je ne puis la souffrir : cependant, je suis obligé de la ménager à cause de son frère.

LE COMTE. — Oh ! je comprends, vous êtes son débiteur? Je vous rendrai le service d'autant plus aisément que Ja tâche n'est pas désagréable, mademoiselle de Paon a un assez bel esprit.

LE CoMTE.—C'est vrai, mais elle a un masque si laid.

: ‘ , ” (Ils vont invite r'lOUrTS AAtniseuses.)

MLLE DE TaLuar. (rec dépit bas à mille de Goninon :) Regardez done monsieur de Savigny auprés de sa sauvagesse ? MLLE DE GOUENON.— Il à l'air fort amoureux.

MLLE DE Taruar. Quel dommage, un si beau œarcon, Ne faut il pas qu'elle l'ait ensorcelé, Ces Indiennes ont des philtres que nous ne connaissons point.

MLLE DE GOUENOX.— Fleur des Ondes mérite bien le culte de son cousin. D'ailleurs elle ne manque pas de charmes extérieurs, non plus.

Mie pe Tarzan. Oh! par exemple, une sotte à qui l'on fait croire ce que l'on veut.

MLLE DE GouENoN.---Elle a l'âme Simple et ne sait pas que l'on peut dire des chôses que Fon ne pense pa

M£iLce pr Tazuar.-Ce aue je dis tro jai toujours

l'honnéteté de le penser. Fleur des Ondes est une sotte, et voilà.

Fleur des Ondes salue de loin les deux jeunes filles et vient s'usseoir

un instant auprès d'elles,

MLLE DE Tazwar. (l'accueillant avec un sourire :) Vous

êtes charmante, ma chère. La fête est brillaute,rmais vous en êtes le plus bel ornement.

FLEUR DES ONDES, —Merci, voûs etes up fa thhuse, le fait est que je suis plutôt étourdie par ce luxe, Croyez-moi, mon amie, ce que j'apprécie le plus de toutes ces chôses nouvelles pour moi c'est Ja Svmpathie affectueuse que Je rencontre chez les unies de mon age

(Philipyn vient chercher SU COUSIN hour lt danse. Un autre duneur enmene mad: moiselle di L'ulmur.

Tavs + " . re . F5 4 A - ù UNE VIEILLE DOUAIRIÈRE. (à un vieux monsieur :) Est-

elle jolie la fiancée ? A cette distance je ne puis en juger, mes yeux ne sont plus très bons. Je vois seulement qu'elle à une belle démarche.

LE VIEUX MOXSIEUR. Moi je la trouve fort jolie avec ses yeux bleus et ses cheveux châtain-clair. De plus, on la dit très intelligente et plus instruite que Ja plupart de nos Jeunes filles nobles.

LA DOUAIRIÈRE. Oh! cela, monsieur de Champlain me l'a assuré Iui-mêmrie. Malsré tout cela, madame de Savieny s'est laissé tirer l'oreill Ph: donner son consentement, On dit que monsieur de Champlain avec documents à la main, l'a menacée d'en appeler au roi, au nom de sa pupille.

LE VIEUX MONSIEUR. —Je comprends que madame de Savigny s'est trouvée ennuvée, elle avait formé d'autres projets. On dit qu'elle avait jeté les yeux su: mademoiselle de Talmar. Une belle alliance, en effet,

LA DOUAIRIÈRE. — Mais ! Je la connais bien cette petite Talmar, une sotte, rien de plus, je vous assure. Seulement, tout le monde sait quelle est héritiére des plus beaux domaines de la Saintonge,

LE VIEUX MONSIEUR. On danse, aurai-je l'honneur d'être

votre «( avaiier,

LA DOUAIRIÈRE. — (minaudant) Je ne danse plus, mais faites moi donc l'amabilité d'inviter mademoiselle de

KE

CGouënon. Elle raflolle de la danse, mais elle fait souvent tapisserie parce- qu'elle n'est pas jolie.

T 4 vie LE monste ur va invite r mad moiselle de Gouinon.

* L Ton ANSEUTS pret nt leur place. On danse la qarotte

FABLEAU FINAL

Lu nlacs de l'églige de Brounge sous la lumière brill 1e du soleil. 1 cye nuit t de l'églis Fleur des Ondes an brurs di Philippe, madame de NO PH le ont celui de Chaman, Paul Guerta, des sui- NN des msiciens Les assistants les st TATE La prors «iON ATANCE, las mariés en tête, et qui v udout les Rsalutations 4 droite et ut yauche. Dex: FL unes filles en blanc tiennent des corbeilles de Rent] hars que lex jettent sous lex DES de la nouvelle marie, QU urance sur Le devant de la scene avec les principaux ACIeurs On félicite les mariés M. d Champlain baise la main de Fleu: des Ondes La m que accélère le moureme nt et les PAYSANS SE M ttenut à danser.

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