MARIE
A F. SAIIVT-OBHKAIIV,
On rappelle Marie : elle est blonde et joyeuse; Elle a des yeux brillants qui se fixent sur nous^ Elle accourt, en voyant sa mère soucieuse , Lui demande un baiser , et rit sur ses genoux;
Elle se plaît aux champs , et semble curieuse
De découvrir au loin les parfums les plus doux ;
Puis elle s'en fatigue , et devient sérieuse^
Et la fleur qu'elle aimait meurt sous son doigt jaloux.
Si vous voulez savoir pourquoi Ton se chagrine De soù caprice errant , de sa grâce enfantine y De ses yeux enflammés y de ses cheveux épars ;
Pourquoi sa joie attriste, inquiëtr et désole; Pourquoi son pelit frère a peur de ses regards^ Un mot vous dira tout : la pauvre fille est folle !
s Août is-«.