I.E f'OtTh
Le désir dun pouvoir impossible me ronge.
ELLE
Pstl, Pslt, Pstt ! viens ! réserve à d'autres ton dédain. Je suis la fille antique et grave du Destin : Mon peuple de valets garde l'Imaginaire 1
LE fOÉTE
Touelierais-je du doigt le front de la chimère !
ELLE
l'stt. Pstt, Pstt! je connais les philtres merveilleux. Chassant la faim, la soif, et le sommeil des yeux; Lfîs bras de mes amants n'ont point de lassitude.
LE POÈTE
Allons, je suis à loi, Dame sauvage et rude !
LES GRECS
L'n soir iEmilios, prince de la déveine,
Résolut de gagner — Mataia, chose vaine — ■
Quelques talents avec un sien napoléon.
Dans un obscur tripot, non loin du Panthéon.
La nuit venait : Phoïbé montra son front timide :
Le joueur revêtit sa laineuse chlamyde,
Et vers l'antre, où Ploutos présidait aux combats,
Il vint, comme les bœufs d'Ajax, les pieds en bas.
Le temple grec ouvrait sa hideuse poterne
Au bout d'un corridor, vrai sentier de l'Averne,
BfBLIOTHECA }
100 FLELRS DU BITUME
Où Plioïbos-Apollon était représenté
Par un lami)ion mort dans l'acre obscurité.
.l'^niilios entra sous la V(jùte de plâtre ;
El soudain un éphèhe au tablier jaunâtre,
Qui répondait : « Vlàboum! «quand on l'interpellait.
Sur le seuil l'accueillit. La foule qui hurlait
S'arrêta, contemplant le jeune prosélyte ;
Mais, comme il n'avait pas l'aspect d'un satellite,
Les Achéens pensifs se remirent au jeu.
Une épaisse fumée empestait le saint lieu.
Assis sur des trépieds d'une facture austère.
Les joueurs allumaient dans leur bouche un cratère.
Et leurs lèvres lançaient, par des souffles puissants.